Iran : le Pentagone dévoile les détails de l’opération visant les sites nucléaires

Publié le
Lecture : 2 min
iran-attaque-etats-unis-nucleaire-trump
Iran : le Pentagone dévoile les détails de l’opération visant les sites nucléaires © Armees.com

Dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin 2025, les États-Unis ont attaqué massivement les principaux sites du programme nucléaire de l’Iran. Le Pentagone vient de dévoiler les détails de l’opération.


Les États-Unis frappent massivement l’Iran


Dans la nuit du 21 au 22 juin 2025, le Pentagone a mené une opération militaire d’une ampleur inédite contre l’Iran. Cette mission, baptisée « Midnight Hammer », visait à démanteler les installations nucléaires stratégiques de Téhéran. Alors que les spéculations fusaient depuis les premières lueurs de l’aube, le Pentagone a décidé, fait rarissime, de rendre publics les détails précis de cette attaque. Ils étaient sept. Sept bombardiers furtifs B‑2 Spirit, ces mastodontes invisibles aux radars, partis dans un silence radio total de la base de Whiteman, dans le Missouri. Tandis qu’un premier groupe simulait une mission vers le Pacifique pour semer la confusion, le véritable contingent de frappe se dirigeait vers le Moyen-Orient.


L’objectif ? Trois sites nucléaires clés : Fordo, Natanz et Ispahan. Tous considérés comme les piliers du programme nucléaire iranien. L’heure choisie n’a rien de symbolique, mais tout de stratégique : 2 h 10, heure iranienne, le premier bombardier lâche ses bombes à pénétration massive GBU-57, surnommées « bunker busters ». Selon le général Dan Caine, chef d’état-major, « à 2 h 10, heure d’Iran, le B-2 de tête a largué deux GBU-57, des armes à pénétration massive, sur le premier de plusieurs points de visée à Fordo. Les autres bombardiers ont également atteint leur cible, avec un total de 14 bombes pénétrantes larguées contre deux zones cibles nucléaires ».


La GBU‑57 n’est pas une bombe ordinaire : 6 mètres de long, 13,6 tonnes, 2,7 tonnes d’explosif, capable de percer jusqu’à 60 mètres de béton armé avant de détoner. Une frappe conçue pour atteindre les installations enfouies profondément sous terre, inaccessibles à toute autre arme.


Défense iranienne aveugle : le Pentagone dicte le tempo


Ce qui frappe autant que les bombes, c’est l’absence totale de réaction des défenses iraniennes. Aucune alerte radar. Aucun avion intercepteur. Aucun missile sol-air tiré. L’attaque est restée invisible jusqu’à la dernière seconde. « Les systèmes de missiles sol-air iraniens n’ont rien détecté. Les chasseurs n’ont même pas décollé », a précisé Dan Caine lors d’un point presse. L’effet de surprise a été total. Une humiliation tactique pour l’état-major iranien.


La mission a été coordonnée depuis un groupe aéronaval déployé dans la mer d’Arabie, incluant le porte-avions USS Nimitz et plusieurs sous-marins. Peu avant l’entrée des bombardiers dans l’espace aérien iranien, l’un des sous-marins a lancé plus de deux douzaines de missiles de croisière Tomahawk contre les installations de surface à Ispahan, ouvrant la voie aux frappes aériennes.


Le message est clair. Cette opération ne vise pas un changement de régime, ni l’armée régulière, ni les civils. Elle est strictement dirigée contre le programme nucléaire iranien. Selon Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, « l’ordre que nous avons reçu de notre commandement en chef était ciblé, puissant et clair. Nous avons dévasté le programme nucléaire iranien. Mais il convient de noter que l’opération n’a pas visé les troupes ni le peuple iranien ». L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé dans la foulée que « aucune fuite radioactive n’a été détectée » sur les sites visés.

Laisser un commentaire

Share to...