Ils explorent une épave et découvrent le plus vieux « ordinateur » du monde, datant de 2 000 ans

Découvrez le fascinant mécanisme d’Anticythère, un ancêtre des ordinateurs vieux de 2000 ans.

Publié le
Lecture : 2 min
Le mystère du mécanisme d'Anticythère : l'ordinateur antique qui traverse les âges
Ils explorent une épave et découvrent le plus vieux « ordinateur » du monde, datant de 2 000 ans © Armees.com

Plongé dans les profondeurs de la mer près de l’île d’Anticythère, située entre la Crète et la Grèce continentale, un objet surprenant a été mis au jour par le plongeur grec Elias Stadiatis en 1900. Baptisé « Mécanisme d’Anticythère », cet appareil, daté d’environ 205 av. J.-C., est souvent qualifié de « premier ordinateur ». Depuis plus d’un siècle, il fait rêver les experts en histoire et en science, remettant en question tout ce qu’on croyait savoir sur la technique antique.

Une trouvaille fortuite et renversante

La découverte du mécanisme s’est opérée dans l’épave d’un navire romain, enfoui parmi des statues en marbre et divers autres objets anciens. Ce trésor vieux de 2 000 ans se présentait à l’origine dans un boîtier de bronze et de bois. Avec ses 82 fragments comprenant plusieurs roues dentées en bronze, il montre une maîtrise technique surprenante pour l’époque.

Ce mécanisme est souvent présenté comme le tout premier ordinateur analogique. On pense qu’il servait à calculer les positions des corps célestes connus alors — la Lune, et les planètes Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne — et probablement à prédire les éclipses ainsi que d’autres phénomènes astronomiques. Le mathématicien Tony Freeth le décrit même comme « l’objet technologique le plus complexe jamais retrouvé du monde antique ».

Un bijou de technologie antique

D’après les analyses, pour créer ce mécanisme, il fallait vraiment maîtriser plusieurs disciplines comme l’astronomie, la métallurgie et la mécanologie (le savoir-faire dans la conception des rouages était hors norme). Aristeidis Voulgaris affirme que « celui qui a fabriqué ce dispositif devait posséder une vraie expertise » dans ces domaines. Cette complexité se remarque notamment grâce aux inscriptions gravées sur son couvercle arrière qui détaillent la représentation du cosmos (ces petites gravures nous donnent un aperçu fascinant du savoir des anciens).

Pour percer tous les secrets de son fonctionnement, des chercheurs ont eu recours à des techniques d’imagerie avancée comme des scans CT et à des modélisations 3D. Des spécialistes de l’University College London (UCL) ont ainsi réussi à recréer virtuellement la face avant complète du mécanisme grâce à ces outils, couplant la technologie d’aujourd’hui à une méthode mathématique antique grecque. Une étude publiée dans Scientific Reports a d’ailleurs mis en lumière un nouvel agencement des engrenages, dévoilant avec précision leurs détails fins et leurs nombreuses composantes.

Accueilli dans la salle 38 du Musée archéologique national d’Athènes, le mécanisme continue de captiver et d’inspirer les curieux.

Laisser un commentaire

Share to...