Guerre en Ukraine : ce drone sous-marin de 10 tonnes, le «Sea Trident» est capable d’attaquer d’autres drones

Le drone sous-marin « Sea Trident » redéfinit les stratégies en mer Noire.

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Guerre en Ukraine : le drone sous-marin « Sea Trident » qui change la donne en mer
Guerre en Ukraine : ce drone sous-marin de 10 tonnes, le «Sea Trident» est capable d’attaquer d’autres drones © Armees.com

Présenté en marge du salon Eurosatory, le « Sea Trident » est une nouveauté dans l’arsenal technologique ukrainien, comme l’a montré l’attaque sous-marine contre le sous-marin Kilo. Développé par la société ukrainienne Global Mark, ce drone sous-marin de 10 tonnes peut intercepter et neutraliser d’autres drones sous-marins. Le ministère ukrainien de la Défense, qui en a fait l’annonce, insiste sur le rôle croissant des drones en mer Noire, une zone stratégique disputée.

Une prouesse technologique qui en jette

Le « Sea Trident » est une vraie nouveauté. Ce drone sous-marin, premier du genre conçu par Global Mark, mesure 10 mètres de long. Il opère à faible profondeur, à quelques mètres sous la surface, et peut atteindre 18,5 km/h. Sa portée va jusqu’à 3 200 km, ce qui lui permet d’infiltrer discrètement des zones maritimes contestées, notamment en mer Noire. Sa charge utile atteint une tonne, ce qui ouvre plusieurs usages : logistique, transport de marchandises ou, de façon plus stratégique, interception d’autres véhicules sous-marins sans pilote.

Conçu pour des opérations asymétriques, comme le rappelle Militarnyi, le « Sea Trident » répond aux besoins d’actions complexes et planifiées. Il peut aussi mener des attaques kamikazes contre des points névralgiques, ce qui élargit son usage dans les conflits de haute intensité.

Inscrit dans une course aux armements qui se renforce

Le développement du « Sea Trident » s’inscrit dans une course aux armements qui s’accélère et illustre la capacité militaire ukrainienne. Plusieurs acteurs y participent : le ministère ukrainien de la Défense finance ces projets, et la société Toloka a contribué au drone TLK 1000. Le journal Le Parisien et le site Militarnyi rappellent le poids stratégique de ces engins sous-marins sur le théâtre des opérations ukrainiennes.

D’autres pays suivent ces évolutions de près. La marine nationale française a récemment testé le Razorback, un drone sous-marin américain présenté pour explorer des zones de reconnaissance. Il a été lancé depuis le sous-marin nucléaire d’attaque Suffren, signe de l’intérêt croissant de la France pour ces technologies.

Une polyvalence qui s’adapte aux besoins sur le terrain

Le « Sea Trident » n’est pas qu’un outil de dissuasion. Il est pensé pour être polyvalent et s’adapter aux besoins des forces armées ukrainiennes. Son emploi envisagé pour des missions de frappe, de logistique ou d’interception entre dans une stratégie de défense nationale réactive et mobile. Le drone peut descendre jusqu’à 60 mètres de profondeur, un atout tactique pour contourner les dispositifs de détection ennemis.

Les capacités de navigation adaptative mises en avant par Global Mark lui permettent de rester autonome pendant des missions longues. Cette faculté à opérer sans assistance humaine directe sur de longues durées montre tout son potentiel.

Ce drone vient s’ajouter à un arsenal déjà en expansion pour Kiev. Outre le « Sea Trident », d’autres engins comme le drone secret ukrainien renforcent la capacité défensive et offensive de l’Ukraine en mer Noire.

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