La Russie a mis en chantier le sous-marin nucléaire d’attaque Murmansk, un bâtiment de la classe Yasen-M destiné à compléter sa flotte sous-marine. La cérémonie de pose de la quille a eu lieu le 17 juin 2026 au chantier naval Sevmash, à Severodvinsk. Ce neuvième exemplaire de la série Yasen-M répond à la volonté russe de développer sa flotte sous-marine et ses capacités de dissuasion et de projection.
Une flotte sous-marine solide et bien coordonnée
Les sous-marins de la classe Yasen-M, dont le Murmansk, sont conçus pour mener des frappes à longue portée. Ils servent aussi à combattre les navires de surface et à patrouiller en haute mer, explique le magazine Geo.
Ces unités doivent, selon la marine russe, « faire trembler leurs rivaux sous la surface ». Le Murmansk embarque un système de lancement vertical SM-346, à raison de 10 par bateau, et peut emporter jusqu’à 32 missiles Oniks ou Zircon ainsi que 40 missiles Kalibr.
Le programme Yasen-M a déjà mis en service quatre unités, selon Interesting Engineering. La cinquième, le Perm, achève ses essais et doit entrer en service d’ici la fin de l’année. Il pourrait être le premier de la série à recevoir les missiles hypersoniques Zircon, capables de dépasser cinq fois la vitesse du son (plus de Mach 5).
D’autres unités suivent. L’Oulianovsk se prépare à la mise à flot, tandis que le sous-marin Novorossisk reste, selon les déclarations officielles, « en cours de construction ».
Un équipement à la pointe
Le Murmansk mesure 130 mètres de long et 13 mètres de large, et peut plonger jusqu’à 600 mètres. Son déplacement en immersion complète atteint 13 800 tonnes.
Sa propulsion nucléaire lui donne une autonomie sous l’eau d’environ 100 jours. Son équipage compte 64 personnes.
Pour rester discret, il est recouvert d’un revêtement en caoutchouc et fait appel à des matériaux comme l’acier faiblement magnétique. Ses systèmes électroniques ont été modernisés et beaucoup de composants sont désormais fabriqués en Russie, selon plusieurs médias russes.
Le déplacement des tubes lance-torpilles vers le centre de la coque et l’installation d’un sonar de proue réduisent encore sa signature.
Un acteur clé sur la scène mondiale
La classe Yasen-M, développée par les chantiers Sevmash, découle d’un programme lancé dans les années 1990. La première unité, le Severodvinsk, est entrée en service en 2014. La Russie cherche ainsi à s’imposer en profondeur, notamment dans l’Arctique et l’Atlantique Nord.
Cette série fait aussi figure de réponse après la perte de navires de surface, comme le croiseur Moskva en 2022.








