Gardes suisses : l’histoire fascinante de ces soldats qui protègent le Vatican depuis 1506

Depuis 1506, la Garde suisse pontificale n’est pas qu’une armée, mais un vrai pilier du Vatican.

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Gardes suisses : l’histoire fascinante de ces soldats qui protègent le Vatican depuis 1506
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Depuis plus de cinq siècles, la Garde suisse pontificale représente la fidélité et l’engagement envers le Vatican. Souvent considérée comme la plus ancienne et la plus petite armée du monde, elle a pour mission de protéger le pape et les lieux saints. Son histoire riche et ses traditions originales continuent d’attirer l’attention partout dans le monde.

Une histoire qui traverse les siècles

La Garde suisse pontificale voit le jour le 22 janvier 1506 sous l’impulsion du pape Jules II. À l’époque, les mercenaires suisses étaient réputés pour leur bravoure et leur loyauté, ce qui pousse le pape à faire appel à eux pour assurer sa protection personnelle. Ainsi, 150 soldats suisses entrent dans le Vatican pour être bénis par Jules II, marquant le début d’une aventure militaire remarquable.

Au fil des années, la Garde s’est illustrée par son dévouement, notamment durant le sac de Rome en 1527 où elle sauve le pape Clément VII. Pour commémorer cet événement, l’uniforme actuel arbore des rayures bleues, rouges et jaunes. Même si la Garde ne participe plus aux combats depuis 1870, elle demeure un symbole vivant de tradition et de discipline.

Missions et activités d’aujourd’hui

Aujourd’hui, la principale tâche de la Garde suisse est d’assurer la sécurité du pape ainsi que celle des Palais du Vatican et de la Villa Pontificale de Castel Gandolfo. Les gardes accompagnent le souverain pontife lors de ses déplacements dans le monde entier et veillent aux accès du Vatican, en plus de faire régner l’ordre pendant les cérémonies religieuses.

En 1929, les accords du Latran ont redéfini le statut de la Garde suisse, qui est ainsi vue par le gouvernement suisse comme un corps de police. Leur rôle au Vatican reste fondamental pour préserver l’ordre et veiller sur les figures religieuses.

Règles strictes pour rejoindre la troupe

Devenir garde suisse n’est pas donné à tout le monde. Pour pouvoir postuler, il faut être un homme suisse âgé de 19 à 30 ans, célibataire et catholique pratiquant. Une taille minimum de 1,74 mètre est exigée, en plus d’une santé irréprochable et d’une bonne réputation. Les candidats doivent obligatoirement avoir effectué leur service militaire en Suisse, posséder un permis de conduire, et s’engager pour une durée d’au moins 26 mois.

La formation se déroule en deux temps : d’abord à Rome pour apprendre les services internes du Vatican, puis au Tessin en Suisse pour se former aux armes et à l’autodéfense.

Uniforme iconique et épisodes marquants

L’uniforme coloré de la Garde suisse est immédiatement reconnaissable grâce à ses manches bouffantes jaunes et bleues ornées de manchettes rouges. Pour les grandes cérémonies, ils enfilent également une armure étincelante qui pèse environ 15 kg.

Même si leur image est souvent sereine, plusieurs événements ont marqué la récente histoire de la Garde. En 1998, un garde a tragiquement mis fin à la vie de deux personnes et s’est ensuite suicidé, touchant le commandant Alois Estermann et sa femme vénézuélienne. Puis, en 2014, Daniel Anrig a été démis de ses fonctions par le pape François pour ce qui était perçu comme une rigidité excessive dans ses fonctions.

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