Les 260 salariés du site de la Fonderie de Bretagne sont soulagés. Ils viennent d’apprendre que le tribunal de commerce de Rennes a validé le projet de reprise de cet ancien sous-traitant de Renault. Sur place, le projet prévoit de muscler l’industrie de la défense avec la production d’obus.
La Fonderie de Bretagne reprise, une bonne nouvelle pour la défense
Une page vient de se tourner pour la Fonderie de Bretagne. Le tribunal de commerce de Rennes a validé sa reprise par Europlasma. Dès le 1er mai 2025, le site s’engagera dans une transformation radicale : la production de pièces militaires deviendra la priorité absolue. Adieu rotules de suspension et collecteurs d’échappement pour Renault. Dès ce printemps, les machines de la Fonderie de Bretagne s’aligneront au rythme d’une production massive d’armement, en particulier d’obus.
Dans ses plans, Europlasma n’y va pas par quatre chemins : 250 000 obus doivent être produits dès 2025, et le double est prévu pour 2026. Une cadence infernale pour un site historiquement tourné vers l’automobile, désormais appelé à devenir l’un des maillons essentiels de la souveraineté militaire française et de la défense.
Des investissements lourds pour une mutation industrielle de la Fonderie de Bretagne
Pour réussir ce basculement stratégique, Europlasma prévoit un plan d’investissement de 15 millions d’euros répartis sur trois ans. Ce montant vise à moderniser l’outil industriel et à renforcer l’efficacité énergétique du site de Caudan.
Par ailleurs, un financement supplémentaire sous forme de prêt public de 7 millions d’euros soutient cette relance, avec l’aval de l’État et des collectivités locales. La Fonderie de Bretagne, désormais rebaptisée FDB Industries SAS, conservera son nom commercial historique, signe d’une volonté de concilier mémoire industrielle et nouvelles orientations.
Le positionnement de la Fonderie de Bretagne sur l’armement n’est pas un hasard conjoncturel. Il répond à une dynamique nationale de réarmement, dans un contexte où les besoins en munitions explosent sous la pression des tensions géopolitiques. La fabrication de corps creux pour obus de mortier s’inscrit ainsi dans les priorités stratégiques identifiées par le ministre de l’Industrie, Marc Ferracci.








