Flotte fantôme : ces « gardes » russes infiltraient l’Europe en toute discrétion

Le pétrolier Boracay, au cœur d’une affaire géopolitique troublante, soulève des questions sur la sécurité maritime.

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Flotte fantôme : ces « gardes » russes infiltraient l’Europe en toute discrétion
Flotte fantôme : ces « gardes » russes infiltraient l’Europe en toute discrétion © Armees.com

Le pétrolier Boracay, identifié comme appartenant à la mystérieuse « flotte fantôme russe« , a fait parler de lui après avoir été arraisonné par les commandos marine français au large de la Bretagne en septembre. Cet épisode met en lumière les stratégies présumées de Moscou pour contourner les sanctions internationales sur ses ventes de pétrole. Le navire pose aussi des questions sur la sécurité en mer et les tensions géopolitiques actuelles.

Quand les commandos ont arraisonné le Boracay

L’intervention française, menée par les commandos marine, a marqué un tournant dans la lutte contre certaines pratiques maritimes jugées douteuses. L’arraisonnement visait à perturber les activités de cette flotte qui, selon les accusations, profiterait de failles dans les sanctions pour opérer au bénéfice de la Russie. Le capitaine du Boracay, un citoyen chinois, est actuellement jugé par le tribunal correctionnel de Brest pour refus d’obtempérer aux ordres des autorités françaises. Lors de l’opération, deux agents de sécurité russes ont été identifiés à bord.

Ces deux hommes travaillaient pour le Moran Security Group, une entreprise de sécurité privée liée à d’anciens du FSB (services de renseignement russes). Ils avaient des responsabilités importantes comme la protection du navire et l’exécution d’ordres alignés avec les intérêts russes. L’un des agents, ancien policier, aurait même des liens avec la société controversée Wagner. Le rôle de ces hommes à bord est raconté différemment selon les parties. Selon une source anonyme, les Russes étaient présents pour « assurer la protection du navire et veiller à ce que le capitaine suive les ordres russes ». L’avocat du capitaine, Henri de Richemont, a pour sa part assuré que « les Russes représentaient la cargaison » et a insisté sur le fait que son client n’avait rien à voir avec leur présence.

Des accusations troublantes autour du Boracay

Le Boracay est également soupçonné d’une possible implication dans des survols de drones qui ont perturbé le trafic aérien au Danemark en septembre. La justice française n’a pas saisi cette affaire et, selon les sources raportées par Télégramme, il n’existe pour l’instant aucune preuve attestant de la participation du navire à ces événements. Ce dossier ajoute une couche de complexité, et laisse planer des inquiétudes sur la capacité de ces flottes à mener des opérations clandestines le long des côtes européennes.

Au-delà des tensions liées aux sanctions économiques, cette affaire illustre les difficultés de la coopération internationale en matière de sécurité maritime. Les informations rassemblées indiquent une présence russe active le long de routes maritimes jugées stratégiques, soulignant la nécessité d’une surveillance navale renforcée. Le Moran Security Group, contacté, n’a pas donné de réponse, ce qui contribue au mystère autour de l’affaire.

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