La scène politique mondiale est secouée par des tensions qui ne cessent de monter entre les États-Unis et bon nombre de leurs anciens alliés. Ces tensions, amplifiées par certaines décisions récentes du président américain Donald Trump, touchent aussi bien les échanges commerciaux que les alliances militaires. Le Canada, dirigé par son nouveau Premier ministre Mark Carney, se retrouve en plein milieu de ces remous, notamment avec la remise en question d’un contrat d’achat d’avions de combat F-35.
La politique étrangère américaine et ses retombées
Depuis son arrivée au pouvoir en janvier, Donald Trump n’a pas hésité à adopter une méthode qui divise pour sa politique étrangère. Sa décision d’entamer une guerre commerciale avec le Canada a étonné de nombreux observateurs internationaux. Il n’en est pas moins à avoir évoqué, de façon pour le moins surprenante, l’idée de transformer le Canada en 51e État américain, ce qui n’a fait qu’exacerber les tensions existantes.
D’un autre côté, les relations avec l’Union européenne se tendent à cause des droits de douane imposés par Washington. Par ailleurs, les avertissements de Trump à l’encontre des pays européens membres de l’Otan – les incitant à augmenter leurs dépenses militaires sous peine de voir le soutien américain se faire la malle – ont semé la zizanie. Ce climat a poussé certains pays, comme le Portugal, à étudier leurs alliances militaires. Le Portugal envisage ainsi de remplacer ses F-16 américains par des F-35 américains ou par d’autres appareils venus d’Europe.
Le Canada face aux enjeux stratégiques
Avec l’arrivée de Mark Carney à la tête du gouvernement canadien vendredi dernier, le Canada se retrouve à un tournant important de sa trajectoire stratégique. L’un de ses premiers grands gestes concerne le contrat déjà passé avec Lockheed Martin pour l’achat de 88 avions F-35. Même si le paiement des 16 premiers appareils a déjà été effectué et que leur livraison est prévue pour le début de l’année prochaine, Carney veut revoir ce dossier de près.
Le nouveau Premier ministre cherche ainsi à savoir si cet investissement correspond vraiment aux intérêts du pays. Un porte-parole du ministère de la Défense canadien a expliqué : « Il faut déterminer si le contrat d’achat des F-35, dans sa forme actuelle, est le meilleur investissement pour le Canada et s’il existe d’autres solutions qui répondent mieux à nos besoins ».
Les remous politiques au Portugal
La situation géopolitique actuelle influence également fortement la scène politique au Portugal. Récemment, le ministre portugais de la Défense, Nuno Melo, a choisi de démissionner, manifestant ses inquiétudes face aux changements de cap des États-Unis au sein de l’Otan et sur la scène internationale. Dans une récente interview, Melo a souligné que « la nouvelle attitude des États-Unis devait nous pousser à réfléchir aux meilleures alternatives », ce qui traduit bien les incertitudes qui planent sur l’avenir des alliances militaires de longue date.
Et maintenant les F35.
Bravo mon champion ! pic.twitter.com/8Twc79TFUy— l'Expat' – (@2_expat) March 16, 2025








