En cette matinée du vendredi 30 janvier 2026, quelque chose d’inhabituel s’est produit le long de la côte française de la Manche. D’après Ouest France, environ une centaine de cargos ont choisi de stationner dans la baie de Seine. Ce geste, pris en prévision d’un coup de vent intense, est une manœuvre de sécurité remarquable alors que la situation en mer était déjà agitée.
L’importance de cet événement ne peut être sous-estimée, surtout quand on pense au rail des Casquets, qui absorbe à lui seul environ un quart du trafic maritime mondial. La sécurité maritime est impérative, et la décision d’abriter autant de navires montre à quel point les conditions météorologiques annoncées sont sévères.
Météo et mesures de sécurité
Les prévisions en mer pour ce vendredi annoncent un vent pouvant atteindre 100 km/h, notamment au large de la pointe de La Hague. La mer d’Iroise ajoute sa part avec des vagues de 9 à 10 mètres, tandis qu’à l’entrée de la Manche les creux atteignent 6 à 8 mètres. Ces conditions résultent de plusieurs dépressions sur le proche Atlantique, poussées par un jet-stream anormalement méridional.
Face à ces conditions difficiles, de nombreux capitaines et armateurs ont demandé l’assistance de la préfecture maritime. Avec l’aide du Cross Jobourg, de la DDTM et des services portuaires du Havre, des postes de mouillage supplémentaires ont été mis en place pour garantir une sécurité maximale. La préfecture maritime précise que « pour garantir la sécurité de la navigation », ces installations ont été soigneusement organisées.
La baie de Seine, un abri naturel
La géographie joue en faveur des navires rassemblés en baie de Seine. Le Cotentin offre une protection naturelle contre la houle venant du large, ce qui limite les risques pour les cargos abrités. Cette disposition est d’autant plus importante au vu de la menace maritime qui plane. On signale aussi plus de 45 bateaux en dérive contrôlée, ce qui renforce l’impression d’une zone très sollicitée.
Un coup de tabac est attendu dans l’après-midi de ce jour, et certains y verront un rappel de la tempête Herminia du premier semestre 2025, dont la formation avait déjà posé de sérieux défis à la navigation dans ces eaux.








