Curiosity détecte un phénomène « jamais observé » sur Mars

Les récentes découvertes de la NASA sur Mars révèlent des molécules organiques intrigantes.

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Découvertes fascinantes de la NASA sur Mars et au-delà
Curiosity détecte un phénomène « jamais observé » sur Mars | Armees.com

Les dernières trouvailles de la NASA jettent un nouveau regard sur certains mystères de notre système solaire et plus loin encore. Le rover Curiosity, actuellement en mission sur Mars, a fait une découverte significative en analysant l’échantillon de roche Cumberland, tandis que le télescope spatial James Webb nous offre une vue à couper le souffle sur la naissance des étoiles dans des régions très lointaines de l’univers. Ces découvertes ouvrent la porte à plein de questions sur l’évolution des molécules et les procédés qui se jouent dans le grand espace.

Curiosity et l’analyse de Cumberland

Le rover Curiosity a examiné un échantillon de roche baptisé Cumberland, qui a révélé des molécules organiques à longue chaîne comme le décane (C10), l’undécane (C11) et le dodécane (C12). Ces composés, identifiés grâce au laboratoire embarqué Sample Analysis at Mars (SAM), sont vus comme des fragments d’acides gras préservés dans l’échantillon. Les chercheurs pensent que ces molécules proviennent de la décomposition thermique d’acides gras plus longs, tels que l’acide undécanoïque, l’acide dodécanoïque et l’acide tridécanoïque.

Sur Terre, les acides gras jouent un rôle majeur dans la vie, car ils forment les membranes cellulaires et participent à diverses fonctions biologiques. Cependant, ceux qui se retrouvent sur Mars pourraient bien avoir une origine non vivante, issus de réactions dans des évents hydrothermaux ou d’interactions minérales avec l’eau. Cette découverte marque une avancée importante pour notre manière d’envisager les milieux susceptibles d’avoir accueilli ou préservé la vie.

Implications pour la recherche martienne

L’échantillon Cumberland, récolté en 2013 dans la baie de Yellowknife à l’intérieur du cratère Gale, a révélé la présence de minéraux argileux riches, de composés soufrés, de nitrates et même de méthane. Ces trouvailles indiquent que Mars abritait autrefois une chimie assez sophistiquée pour permettre l’émergence de la vie. Fait intéressant, les molécules organiques identifiées présentent des chaînes carbonées de plus de 12 atomes, ce qui est rare pour des composés issus de réactions non vivantes.

Les chercheurs insistent sur le fait que ces résultats encouragent la poursuite des missions visant à ramener des échantillons martiens sur Terre. En effet, si ces échantillons étaient rapportés, ils pourraient être étudiés avec des appareils plus pointus pour déceler de potentielles traces de vie. Daniel Glavin, scientifique principal pour le retour d’échantillons, affirme : « Nous sommes prêts à franchir la prochaine grande étape et à ramener des échantillons de Mars dans nos laboratoires pour résoudre le débat sur la vie sur Mars. »

Découvertes accidentelles et explorations futures

Ce qui est marron, c’est que ces composés organiques ont été découverts par hasard lors d’une recherche qui ne visait initialement que les acides aminés. En chauffant l’échantillon dans le four de SAM, les scientifiques se sont retrouvés avec des hydrocarbures au lieu des acides aminés attendus. Des expériences supplémentaires ont confirmé que la chaleur faisait se décomposer les acides gras en molécules semblables à celles observées par Curiosity.

La mission du Mars Science Laboratory est pilotée par le Jet Propulsion Laboratory en Californie du Sud, avec le financement du programme d’exploration de Mars de la NASA. Le laboratoire SAM a été conçu au Goddard Space Flight Center, avec le soutien du CNES pour son sous-système chromatographique.

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