Le chef des forces armées britanniques en visite en Chine

La Chine vient de recevoir la visite de Sir Tony Radakin, le chef d’état-major de l’armée britannique. Une visite loin d’être anodine dans le contexte actuelle.

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Le chef des forces armées britanniques en visite en Chine | Armees.com

C’est suffisamment rare pour être souligné, surtout dans le contexte géopolitique actuel. Le chef des forces armées britanniques, l’amiral Sir Tony Radakin, vient d’effectuer une visite en Chine. Il s’agit d’une première pour un aussi haut gradé britannique depuis dix ans.


L’amiral britannique Sir Tony Radakin en visite en Chine


Le chef d’état-major britannique, Sir Tony Radakin, vient d’effectuer une visite officielle en Chine, la première d’un militaire britannique de son rang depuis 2015. Dans un contexte diplomatique complexe, cette rencontre interarmées est loin d’être anodine. Cette visite de Sir Tony Radakin s’est déroulée dans une atmosphère électrique, au propre comme au figuré. Alors que les tensions commerciales sino-américaines s’enveniment avec les nouvelles hausses de tarifs imposées par Donald Trump, le Royaume-Uni choisit une autre partition.


À Pékin, le chef d’état-major a rencontré le général Liu Zhenli, chef d’état-major de la Commission militaire centrale chinoise. Une discussion qualifiée d’« approfondie » par le ministère chinois de la Défense, autour des « relations sino-britanniques, des rapports entre armées et des enjeux internationaux et régionaux », d’après les médias du Royaume-Uni.


Une visite surprise… et des mâchoires qui tombent à Londres


Ce déplacement n’a pas été préalablement communiqué, ni par le ministère britannique de la Défense, ni par les autorités chinoises. À Westminster, certains sont restés stupéfaits, notamment dans l’opposition. Car, rappelons-le, les relations sino-britanniques se sont fortement refroidies depuis les révélations d’espionnage industriel, l’affaire Huawei et la répression des mouvements pro-démocratie à Hong Kong.


Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a confirmé depuis Bruxelles que cette rencontre faisait partie d’un plan de relance du dialogue. Ce dernier a précisé que Sir Tony Radakin avait été « très ferme dans ses arguments sur la paix et la stabilité dans l’Indo-Pacifique », notamment contre tout usage « d’agression militaire ou de coercition politique ».


En clair : pas d’alignement, mais une stratégie d’ouverture contrôlée. Une ligne qui semble s’inscrire dans la volonté du gouvernement de Keir Starmer d’entretenir des relations économiques solides avec la Chine tout en maintenant ses alliances atlantiques.

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