Ce tir d’un Rafale Marine avec une AASM de 1 000 kg inquiète autant qu’il impressionne

L’exercice naval et aérien en Méditerranée a révélé des capacités impressionnantes de l’armée française.

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Ce tir d’un Rafale Marine avec une AASM de 1 000 kg inquiète autant qu’il impressionne
Ce tir d’un Rafale Marine avec une AASM de 1 000 kg inquiète autant qu’il impressionne | Armees.com

Un exercice militaire récent, mêlant forces navales et aériennes, s’est déroulé en Méditerranée et a montré la précision et la capacité opérationnelle de l’armée française. Organisé par la Marine nationale en lien avec la Direction générale de l’armement (DGA), l’armée de l’Air & de l’Espace, et sous le regard du chef d’état-major des armées (CEMA), cet événement a joué un rôle important pour la préparation des forces françaises.

Le général Fabien Mandon, auditionné au Sénat, l’a résumé ainsi : « le porte-avions est plus qu’un navire : c’est avant tout un outil pour projeter de la puissance aérienne. »

Le porte-avions, pièce centrale

Au centre de la démonstration se trouvait le porte-avions Charles de Gaulle. Plus qu’un simple bâtiment, il sert d’outil pour projeter la puissance aérienne, offrant une démonstration des capacités du Rafale. Le stage de mise en condition opérationnelle (MECO), d’une durée de dix jours, a permis de définir et de tester plusieurs stratégies.

Le groupe aérien embarqué (GAé) a engagé 18 Rafale Marine, 2 avions de guet aérien E-2C Hawkeye, et 3 hélicoptères pour des missions allant de frappes longue distance à la défense de l’espace aérien. Parmi les manœuvres :

  • le catapultage d’une patrouille de défense aérienne,
  • l’embarquement et l’emploi de bombes A2SM de 500 kg et de 1 000 kg,
  • et un remorquage avec le Bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevallier.

Des manœuvres variées et intenses

L’entraînement comprenait 15 exercices de sécurité (SECUREX), 11 exercices de lutte antiaérienne (ADEX) et 3 exercices de maîtrise des capacités opérationnelles (MACOPEX), soulignant l’importance de la préparation opérationnelle. Un exercice de lutte antinavire appelé « Exocet » a aussi été mené.

Parmi les manœuvres marquantes, un raid lointain visant le champ de tir de Karavia (sud-est de la Grèce) a été accompli, après un parcours de 2 000 km depuis la position initiale à l’ouest de la Corse.

Frappe de précision : un succès opérationnel

Zone Militaire décrit l’un des moments forts qui a été la frappe réalisée par un Rafale Marine (Rafale M), équipé de l’Armement Air-Sol Modulaire de 1 000 kg (AASM 1000). Cet armement, qualifié par la DGA en janvier 2023 et déclaré pleinement opérationnel par l’armée de l’Air & de l’Espace et la Marine nationale, a permis une mise en cible efficace en mer, démontrant ses capacités exceptionnelles.

La trajectoire de l’opération comprenait un ravitaillement au-dessus des Pouilles (Italie), suivi d’une pénétration à basse altitude pour la frappe finale. Peu de marines sont aujourd’hui capables de mener une telle opération en moins de 24 heures.

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