Défense : comment Bruxelles pousse les États à investir massivement

Bruxelles annonce vouloir booster les investissements en matière de défense. Pour cela, les États vont bénéficier de marges de manœuvre accrues.

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Défense : comment Bruxelles pousse les États à investir massivement | Armees.com

La guerre en Ukraine a rebattu les cartes en matière d’investissements militaires et de défense. Bruxelles semble vouloir assouplir les règles budgétaires actuelles pour permettre aux États d’investir. Certains pays plaident en faveur d’un endettement commun sur ce sujet.


Bruxelles encourage les États à investir massivement dans la défense


La Commission européenne, consciente des défis sécuritaires croissants, cherche à assouplir les règles budgétaires afin de permettre aux États membres d’augmenter leurs dépenses en matière de défense. Cette initiative vise à répondre à l’urgence d’un renforcement des capacités du Vieux Continent, fragilisé par des décennies de sous-investissement et par sa dépendance aux États-Unis.


L’Union européenne, qui s’est longtemps reposée sur la protection américaine, doit désormais faire face à une réalité incontournable : la sécurité du continent ne peut plus être externalisée. Depuis le premier mandat de Donald Trump, la perspective d’un désengagement américain était connue, mais peu d’efforts ont été entrepris pour y remédier. La guerre en Ukraine a brutalement accéléré cette prise de conscience, forçant Bruxelles à envisager des mesures exceptionnelles pour favoriser le réarmement des États membres.


Pour lever les freins budgétaires à ces investissements militaires, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, annonce un changement majeur : les dépenses de défense ne seraient plus comptabilisées dans le calcul du déficit public. Ce mécanisme, comparable à celui mis en place durant la pandémie de Covid-19, permettrait aux États de débloquer des fonds substantiels sans risquer de sanctions pour dépassement des critères de Maastricht. Elle insiste toutefois sur la nécessité d’une gestion « contrôlée et conditionnelle » de ces nouvelles marges budgétaires.


Aller plus loin, vers un endettement commun ?


L’Italie et la France, deux pays à la dette publique déjà élevée, espèrent aller plus loin en instaurant un endettement commun au niveau européen pour financer cet effort de défense. Emmanuel Macron, dans une interview au Financial Times, a qualifié les règles budgétaires actuelles d’« obsolètes », soulignant que l’Europe était « sous-endettée » au regard des investissements nécessaires, notamment dans les nouvelles technologies et la sécurité. Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien, a salué une avancée « fondamentale », qui devrait, selon elle, être suivie d’un plan de financement commun pour éviter que seuls les pays les plus solvables ne puissent renforcer leur armée.


Malgré ces annonces, plusieurs obstacles demeurent. La levée des contraintes budgétaires ne suffira pas si l’Europe ne repense pas en profondeur son industrie de défense. Aujourd’hui, les pays européens consacrent en moyenne 1,9 % de leur PIB à la défense, un chiffre encore en deçà des recommandations de l’OTAN, qui préconise un minimum de 2 %. Derrière cette moyenne se cachent de profondes disparités : les États les plus proches de la Russie, comme la Pologne et les pays baltes, ont déjà franchi cette barre, tandis que d’autres, plus éloignés de la menace immédiate, peinent à suivre le mouvement.

1 réflexion au sujet de « Défense : comment Bruxelles pousse les États à investir massivement »

  1. il faut reamer la france mais pas avec l argent de nos livrets car encore une foi de plus macron veux puiser dans les bas de laine alors que nos deputes s augmentent de 300 euro par mois et les senateurs de 500 qu ils paient eux au lieu de s augmenter lamentable tous ces politiques ils me ferait vomir

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