Selon Michael Ellis, directeur adjoint de la CIA, interviewé le 1er mai 2025 par Anthony Pompliano, le Bitcoin est désormais considéré comme un outil stratégique au service de la sécurité nationale des États-Unis. Déclaration lourde de sens, qui traduit non seulement une inflexion nette dans la posture institutionnelle américaine vis-à-vis des cryptomonnaies, mais aussi une prise de conscience de leur potentiel géopolitique.
« Nous utilisons la technologie comme un outil, et le Bitcoin, ainsi que d’autres cryptomonnaies, est un autre outil dans notre boîte à outils. »
— Michael Ellis, The Pomp Podcast, 1er mai 2025
Cette reconnaissance officielle d’un actif numérique en tant qu’instrument de souveraineté stratégique marque une rupture avec les approches purement défensives ou régulatrices adoptées jusqu’à présent. Ellis va plus loin : selon lui, le Bitcoin est déjà mobilisé par la CIA pour suivre les flux financiers des adversaires des États-Unis et déstabiliser leurs réseaux. L’outil cryptographique devient donc un vecteur d’action dans la guerre informationnelle et la lutte contre les menaces hybrides.
Le Bitcoin dans la guerre technologique face à la Chine
Ellis évoque également un horizon plus large : celui d’une compétition technologique mondiale, où les cryptomonnaies deviennent un levier de puissance, notamment face à des États comme la Chine. Dans cette configuration, le Bitcoin n’est plus un simple actif spéculatif : il devient un paramètre stratégique, un terrain d’affrontement.
Enfin, cette position officielle soulève la question de la dualité fonctionnelle des cryptoactifs : à la fois sources de menace (utilisation par des réseaux criminels ou terroristes) et opportunités opérationnelles pour les services de renseignement.








