Le Royaume-Uni a déployé un sous-marin nucléaire de classe Vanguard avec pour destination directe l’Atlantique Sud, en direction de la zone des îles Malouines. Selon Ulises Addamo, spécialiste en géopolitique et affaires militaires, ce mouvement est inhabituel par sa nature et représente un impact dissuasif élevé dans la région. Addamo a présenté cette analyse lors d’une émission en direct du média argentin Ciudadano News.
L’alerte intervient dans un contexte bilatéral tendu. Le président argentin Javier Milei a récemment annoncé de nouvelles sanctions contre des entreprises liées à l’exploitation d’hydrocarbures dans les îles, en réponse à l’avancée du projet pétrolier Sea Lion. Addamo a averti sur cette manœuvre des forces armées britanniques et sur l’extrême dissuasion qu’elle représenterait, selon lui, dans la région.
Une sortie classée comme routine par la Royal Navy
Un sous-marin de la classe Vanguard a par ailleurs été observé quittant la base de Faslane, sur la côte occidentale de l’Écosse, en direction de Coulport. Ce mouvement correspond au cycle opérationnel habituel de ces bâtiments, entre patrouille, préparation, récupération et maintenance. Il survient alors que la question de la souveraineté des Malouines reprend une place importante dans les relations entre l’Argentine et le Royaume-Uni.
La fonction spécifique de ces sous-marins lanceurs d’engins, les SSBN, est liée à la dissuasion nucléaire, et non aux opérations conventionnelles directement associées à l’Atlantique Sud.
La classe Vanguard compte quatre unités à propulsion nucléaire : le HMS Vanguard, le HMS Victorious, le HMS Vigilant et le HMS Vengeance. Chacune affiche un déplacement de 15 900 tonnes en immersion. Leur mission première reste le lancement de missiles balistiques Trident II D5, équipés d’ogives nucléaires souveraines du Royaume-Uni. Ils forment le socle de la capacité de dissuasion stratégique britannique.
Selon la Royal Navy, ces sous-marins maintiennent une présence permanente en mer pour garantir cette dissuasion. L’institution les présente comme la garantie ultime de la sécurité du Royaume-Uni et de ses alliés de l’OTAN. Le schéma opérationnel prévoit deux unités en mer, l’une en patrouille et l’autre en phase d’alerte, pendant qu’une troisième récupère de sa dernière patrouille de l’année et qu’une quatrième subit une modernisation approfondie. La disponibilité des quatre bâtiments permet d’assurer la continuité de cette capacité.
Sur le plan technique, les Vanguard utilisent, comme les sous-marins de la classe Astute, un réacteur à eau pressurisée. La Royal Navy mentionne spécifiquement le réacteur Rolls-Royce PWR 2, qui transforme l’eau en vapeur pour propulser les machines et générer de l’électricité.
Chaque unité dispose de deux périscopes intégrés dans un mât optronique situé dans le kiosque. La propulsion nucléaire leur confère une autonomie pratiquement illimitée sur le plan énergétique, la principale limite à leur durée en mer restant la quantité de vivres disponibles et les besoins de l’équipage.
Le texte présenté par Addamo ne précise ni date exacte, ni nom de navire, ni durée prévue pour le mouvement qu’il décrit vers l’Atlantique Sud.








