Un tournant dans le monde arabe. Pour la première fois, un pays affiche clairement l’acquisition de missiles balistiques russes. L’Algérie vient de s’équiper du missile Iskander-E.
L’Algérie développe son arsenal d’Iskander-E
L’apparition du missile balistique russe Iskander-E dans l’arsenal de l’Algérie suscite une attention considérable dans les sphères géopolitiques. Cet équipement, observé pour la première foisen Algérie lors d’un défilé militaire à l’occasion du 70e anniversaire de la Révolution algérienne, symbolise non seulement une avancée dans la capacité de défense du pays.
Le missile Iskander-E, variante exportable du système balistique russe, est connu pour sa précision redoutable et sa capacité à atteindre des vitesses hypersoniques allant jusqu’à Mach 6. D’une portée d’environ 500 kilomètres, ce missile est conçu pour frapper des cibles stratégiques telles que des centres de commandement, des systèmes de défense aérienne et des infrastructures critiques. Selon le site ORCA Military, l’entrée en service de l’Iskander-E en Algérie est en cours depuis 2018.
Un contexte de tensions avec le Maroc
L’introduction de l’Iskander-E dans l’arsenal algérien s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques accrues avec le Maroc. Depuis 2021, les relations entre ces deux pays voisins sont particulièrement tendues, en partie en raison du soutien présumé du Maroc aux mouvements séparatistes de la Kabylie et de la question du Sahara Occidental. Cette dynamique conduit à une course aux armements.
Face à la modernisation des forces militaires algériennes, le Maroc renforce son arsenal en intégrant le système de missiles américain M142 HIMARS en 2023. Comparé à l’Iskander, le HIMARS dispose d’une portée plus limitée (jusqu’à 300 kilomètres avec les missiles ATACMS), mais se distingue par sa flexibilité et son adaptation aux frappes de précision sur le champ de bataille. Tandis que le HIMARS permet des frappes rapides et précises contre des cibles mobiles, l’Iskander-E offre à l’Algérie la possibilité de frapper des cibles stratégiques plus éloignées, consolidant ainsi son rôle dissuasif. Les tensions dans la région devraient pousser les deux États à multiplier les achats au cours des prochaines années.









Avec l’argent de la France
C’est plutôt l’a France qui a l’argent de algérien 80 Mds dans ses banques voler aux Algériens par les oligarques de l’ancien régime corrompu.
Quel commentaire pertinent de Grasset ?