Les récentes négociations déterminantes tenues à Genève ont représenté une étape décisive dans la recherche d’un accord entre Moscou et Kiev. Ces pourparlers, qui se sont clôturés le dimanche 23 novembre, ont rassemblé des représentants des États-Unis, de l’Ukraine ainsi que des alliés européens. D’après Le Télégramme, l’objectif principal était de dégager un terrain d’entente pour mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe du 24 février 2022.
Qui était là et qui a participé ?
La rencontre a vu la présence de personnalités bien connues comme Marco Rubio, secrétaire d’État américain, et Andriï Iermak, négociateur ukrainien et collaborateur proche du président Volodymyr Zelensky. Les États-Unis étaient aussi représentés par Jared Kushner, Steve Witkoff et le général Alexus Grynkewich. Du côté européen, des délégués venus de Paris, Londres, Berlin et Rome étaient présents, témoignant de l’attention portée par l’Europe à la crise.
Le président américain, Donald Trump, a joué un rôle central en imposant des délais pour une réponse ukrainienne, tandis que le président français, Emmanuel Macron a annoncé une réunion quadrilatérale pour faire le point sur les avancées. De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a insisté sur l’implication majeure de l’Union européenne dans ces négociations.
Les grandes lignes du plan de paix
Le projet initial présenté par Donald Trump comportait 28 points qui ont fait l’objet de vives discussions. Parmi ceux-ci figuraient la cession de territoires ukrainiens à la Russie, une importante réduction de l’armée ukrainienne et l’abandon des ambitions d’intégration à l’OTAN. Ce plan, qui a rencontré un refus net de Kiev et de ses alliés européens, a été retravaillé après les pourparlers à Genève.
La nouvelle version conserve certains compromis difficiles pour l’Ukraine, mais y figure également des garanties de sécurité occidentales pour Kiev et l’idée d’un retour progressif de la Russie sur la scène internationale. Cependant, la cession de territoires dans l’oblast de Donetsk demeure un point qui divise.
Réactions et avancées sur le terrain
Malgré des divergences initiales, la Maison Blanche a qualifié ces échanges de « constructifs », rapporte BFMTV. Marco Rubio s’est montré optimiste en affirmant que « les points en suspens ne sont pas insurmontables ». De son côté, Volodymyr Zelensky a reconnu des progrès tout en insistant sur la nécessité de fournir davantage d’efforts pour obtenir une « paix réelle ».
Plusieurs actions concrètes ont été mises en route avec les États-Unis, notamment la libération totale des prisonniers ukrainiens selon la formule « tous-contre-tous » et le retour des enfants ukrainiens enlevés par la Russie. Ces mesures traduisent les priorités de Kiev.








