La France commande 500 bombes AASM à Safran

Jean Baptiste Le Roux
Par Jean-Baptiste Leroux Publié le 9 avril 2024 à 15h28
Bombes AASM Safran

Dans un contexte de soutien à l'Ukraine et de renouvellement des stocks militaires français, le ministère des Armées a franchi un cap significatif en commandant 500 bombes AASM (Armement air-sol modulaire) à Safran. Cette décision, annoncée par le quotidien La Tribune, vise à compléter les arsenaux de l'Armée de l'air et de la Marine nationale, tout en maintenant le niveau d'engagement promis à l'international.

Un soutien continu à l'Ukraine

En plus de renforcer ses propres capacités militaires, la France a pris l'engagement de soutenir l'Ukraine dans son conflit en cours en lui promettant la livraison de 600 bombes AASM en 2024. Ces armes, choisies par Kiev pour leur efficacité reconnue, notamment leur résistance au brouillage et leur capacité à réaliser des frappes de précision à distance, s'inscrivent dans un effort plus large de fourniture de munitions complexes à l'Ukraine. Ces engagements mettent en lumière la volonté française de jouer un rôle actif dans le soutien aux pays en situation de défense, tout en gérant stratégiquement ses propres stocks d'armement.

Safran estime pouvoir augmenter sa production

Face à l'augmentation des commandes, Safran se montre prêt à relever le défi de la production à grande échelle. L'entreprise a exprimé sa capacité à doubler les cadences de production de ses installations à Montluçon, dans l'Allier, pour répondre efficacement aux demandes croissantes, tant françaises qu'internationales. Cette flexibilité de la production est cruciale pour le maintien des niveaux de stocks désirés par le ministère des Armées et illustre la capacité de l'industrie de défense française à s'adapter rapidement aux exigences changeantes du marché global de l'armement.

Jean Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame, en charge du site web. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme (IEJ) et membre de l'Association des Journalistes de Défense. Il publie de temps en temps dans la presse économique spécialisée.