Le géant de l’automobile, Renault, s’engage dans un nouveau projet : drones militaires, à double vocation, militaire et civile. L’usage des drones, auparavant limité à certaines applications, prend ici une nouvelle dimension et pourrait transformer le paysage technologique et militaire. Cette initiative marque un tournant stratégique pour le constructeur, tout en soulevant des questions sur les suites possibles de telles innovations.
Un projet ambitieux à l’étude
Renault a récemment annoncé l’étude exploratoire d’un drone terrestre qui pourrait bouleverser les usages militaires et civils. Le projet est encore en phase d’étude : les équipes de recherche et développement travaillent activement pour évaluer plusieurs options, dont des robots terrestres.
Les médias évoquent aussi le rôle de partenaires externes, comme le groupe belge John Cockerill, même si Renault n’a pas confirmé ces collaborations. L’Usine nouvelle cite John Cockerill, propriétaire d’Arquus, comme un possible allié.
Le prototype, décrit comme de la taille d’une petite voiture, pourrait être présenté au salon Eurosatory en juin. Là encore, aucune confirmation officielle n’a été faite par Renault, ce qui maintient une part d’incertitude autour du calendrier et des modalités.
Le retour aux projets militaires
Ce n’est pas la première incursion du « Losange » dans le monde militaire. Le 10 février, Renault a été sélectionné par la Direction générale de l’armement (DGA) pour le projet Chorus, qui vise à assembler des drones aériens en partenariat avec Turgis Gaillard. Ces drones, présentés comme des « munitions téléopérées et à longue portée », seront produits sur le site du Mans, signe de l’engagement industriel de Renault dans le secteur militaire.
La capacité de production pourrait rapidement atteindre 600 unités par mois, ce qui illustre le savoir-faire du groupe en matière de conception, d’industrialisation et de production en grande série.
Situation opérationnelle et acteurs majeurs
Renault n’est pas le seul acteur sur ce terrain. Avec le conflit russo-ukrainien et les tensions au Moyen-Orient qui restent vifs, l’emploi des drones aériens et des robots se multiplie rapidement, notamment par la collaboration avec l’Ukraine. Par exemple, l’entreprise Foundation a envoyé deux robots de combat Phantom MK-1 sur le front ukrainien en février 2026. Ces robots, capables de tenir debout sur deux jambes et de porter une arme, montrent la montée en puissance des systèmes autonomes dans les zones de combat.
Parmi les acteurs impliqués figurent Renault, le groupe John Cockerill, Arquus, Turgis Gaillard, la DGA, et la Foundation. Chacun apporte sa pierre à l’édifice technologique, dans un domaine qui devient de plus en plus complexe et qui soulève des enjeux géopolitiques sensibles.








