Le gouvernement a chiffré à 701 millions d’euros les surcoûts opérationnels des armées en 2026, lors de la présentation du projet de loi de finances de fin de gestion (PLFG) en Conseil des ministres, le 4 novembre. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a indiqué que le texte devait ouvrir des crédits pour couvrir ces dépenses supplémentaires.
Selon le compte rendu officiel du Conseil des ministres du 4 novembre, les besoins des armées résultent notamment des conséquences de la crise au Proche et au Moyen-Orient. Le montant de 701 millions d’euros correspond à des surcoûts opérationnels annoncés par le gouvernement, et non à une nouvelle enveloppe d’équipements ou à un programme d’armement supplémentaire.
Des ouvertures de crédits compensées par des annulations
Le collectif budgétaire vise à ajuster les autorisations de dépense en fin d’exercice. Le gouvernement prévoit aussi des moyens pour les aides liées à la crise énergétique, l’agriculture, la sécurité civile et certaines prestations sociales. Les ouvertures proposées doivent être compensées par des annulations sur d’autres programmes, selon le même compte rendu.
L’exécutif estime que les dépenses de l’État sur le périmètre considéré devraient finalement être inférieures d’un milliard d’euros aux montants inscrits dans la loi de finances initiale. Le solde budgétaire de l’État serait toutefois dégradé de 0,9 milliard d’euros, à moins 135,5 milliards, notamment sous l’effet d’une charge de la dette supérieure de 3,5 milliards d’euros. Le déficit public est prévu à 5,4 % du produit intérieur brut.
Un ajustement distinct de la programmation militaire
Ces crédits de fin de gestion doivent être distingués de la trajectoire pluriannuelle de la défense. La loi de finances initiale pour 2026 avait déjà prévu une hausse des moyens des armées, dans le cadre de l’accélération de l’effort de défense. Les dépenses opérationnelles imprévues constituent une question d’exécution budgétaire différente des investissements programmés.
Le PLFG présenté le 4 novembre reste un projet de loi : les ouvertures et annulations de crédits proposées doivent être examinées par le Parlement avant de produire les effets juridiques attachés à une loi de finances adoptée. Leur répartition définitive dépendra du texte voté.








