Naval Group a présenté mardi 3 novembre 2026 le SCX-26, un concept de grand navire de guerre conçu autour de l’emploi de drones. Dévoilée à Euronaval, cette proposition témoigne de la manière dont les industriels de défense repensent les bâtiments de surface pour des opérations dans lesquelles les systèmes autonomes prennent davantage de place.
Selon les informations rapportées par Reuters, le groupe français a présenté ce concept au premier jour du salon. Il ne s’agit pas d’une annonce de mise en chantier, d’une commande militaire ou d’une entrée en service. Cette distinction est essentielle pour apprécier la portée de la présentation.
Les drones deviennent un élément central de la conception navale
Traditionnellement, les bâtiments de combat sont conçus autour de leurs armes, de leurs capteurs, de leurs moyens de propulsion et de leur équipage. Le SCX-26 met en avant une autre logique : envisager dès la conception la place des engins autonomes dans les missions du navire.
Les drones peuvent servir à observer une zone, étendre la connaissance de la situation maritime ou réaliser certaines missions sans exposer directement un équipage. Leur intégration soulève aussi des questions pratiques : lancement et récupération, communications, coordination avec les autres moyens embarqués et protection des systèmes numériques.
La présentation intervient dans un contexte où les marines européennes réfléchissent à la conduite d’opérations de haute intensité. Le salon Euronaval, organisé du 3 au 6 novembre à Paris-Nord Villepinte, place précisément les systèmes autonomes, l’intelligence artificielle et la cyberdéfense parmi ses principaux thèmes.
Une vitrine industrielle, pas encore un programme naval
La différence entre un concept et un programme financé reste déterminante. Un concept permet de présenter une architecture et d’ouvrir le dialogue avec les marines clientes ; la construction d’un navire suppose ensuite des choix opérationnels, budgétaires et contractuels. Aucun calendrier de réalisation du SCX-26 ne peut être déduit de sa seule présentation.
Le ministère français des Armées souligne de son côté la place des projets de dronisation navale à Euronaval. Dans sa présentation des innovations de la DGA et de l’Agence de l’innovation de défense, il décrit des travaux menés avec la Marine nationale pour répondre à de nouveaux besoins opérationnels.
Pour Naval Group, le SCX-26 constitue ainsi une proposition sur la forme que pourrait prendre un futur bâtiment orienté vers les systèmes autonomes. La suite dépendra des besoins exprimés par les marines et des éventuelles décisions d’acquisition.








