Ukraine, Patriot, G20 : l’Occident joue sa crédibilité

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Ukraine, Patriot, G20 : l'Occident joue sa crédibilité
Ukraine, Patriot, G20 : l'Occident joue sa crédibilité | Armees.com

Alors que Washington approuve une vente de 2,1 milliards de dollars d’intercepteurs Patriot à Kiev, que des évacués d’Oleshky arrivent enfin en territoire ukrainien libre, et que Bruxelles s’inquiète d’une possible normalisation de Poutine au G20, une question s’impose : l’Occident est-il encore capable de transformer ses déclarations en actes ? La réponse est dans les délais, pas dans les communiqués.

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2,1 Mds$

Montant de la vente d’intercepteurs Patriot approuvée par Washington pour l’Ukraine — une décision saluée par Zelensky, qui réclame pourtant une livraison immédiate.

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Patriot : une décision forte, une livraison qui tarde

Il faut le dire clairement : approuver une vente de missiles, ce n’est pas livrer des missiles. Volodymyr Zelensky l’a bien compris. En saluant publiquement la décision américaine tout en réclamant dans la foulée une livraison immédiate, le président ukrainien a mis le doigt sur la contradiction fondamentale de l’aide occidentale depuis bientôt trois ans : on annonce, on signe, on communique — et pendant ce temps, les frappes russes sur les infrastructures ukrainiennes continuent de pleuvoir.

Force est de constater que le complexe bureaucratico-industriel occidental a un problème de vitesse d’exécution. Les cycles d’acquisition, les procédures d’approbation interministérielle, les négociations contractuelles avec les industriels : tout cela prend du temps. Trop de temps en économie de guerre. Les Américains ont au moins le mérite d’aller plus vite que les Européens — les 2,1 milliards de dollars de Patriot en sont la preuve. Mais l’Ukraine, elle, a besoin de ces intercepteurs pour protéger ses villes cet hiver, pas au printemps prochain.

La leçon est valable pour Paris. La France, qui affiche des ambitions de puissance en matière de défense, doit être capable de produire et de livrer vite. L’économie de guerre, ce n’est pas un slogan de tribune : c’est une réorganisation profonde de la chaîne de production et de décision.

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