Neptune Strike : quatre Rafale Marine et un ravitailleur français mobilisés sur le flanc nord de l’OTAN

Quatre Rafale Marine et un avion ravitailleur MRTT français ont participé, du 18 au 21 octobre, à des séquences aériennes de Neptune Strike en Baltique et en Pologne. L’exercice, qui rassemble 17 pays alliés jusqu’au 5 novembre, met à l’épreuve la coordination entre aviation embarquée, forces navales et unités terrestres.

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Neptune Strike : quatre Rafale Marine et un ravitailleur français mobilisés sur le flanc nord de l’OTAN © Armees.com

Quatre Rafale Marine et un avion ravitailleur MRTT français ont pris part, du 18 au 21 octobre 2026, à des manœuvres aériennes en Baltique et en Pologne dans le cadre de Neptune Strike. Le point de situation publié le 22 octobre par le ministère des Armées fait état de séquences de tir et de ravitaillement en vol réalisées avec des moyens alliés. Cet engagement français s’inscrit dans une activité de l’OTAN plus vaste, qui se poursuit jusqu’au 5 novembre.

Cette édition, baptisée Neptune Strike 26-4, réunit 17 pays membres de l’Alliance dans des opérations d’entraînement réparties entre l’Europe du Nord, la Baltique et la Méditerranée. Selon les éléments du commandement allié rapportés le 21 octobre par USNI News, plus de 20 navires et 40 aéronefs doivent participer à environ 50 activités coordonnées. La France figure parmi les nations participantes.

Des Rafale français associés aux moyens britanniques et finlandais

En mer Baltique, des chasseurs Rafale français et des F-35B britanniques ont mené des simulations de frappes air-sol, tandis que des batteries côtières finlandaises s’exerçaient à des tirs simulés dans le golfe de Finlande. L’enjeu est de coordonner des moyens appartenant à plusieurs armées, sous un commandement commun, dans un environnement où la défense des approches maritimes et l’appui aux forces à terre se rejoignent.

Le rôle du ravitaillement en vol est tout aussi concret. Les avions MRTT français contribuent à prolonger les missions aériennes et à permettre aux appareils alliés d’opérer loin de leur point de départ. USNI News décrit notamment l’appui de ravitailleurs français à des avions embarqués sur le porte-avions italien Cavour lors des séquences du 20 octobre. La capacité à ravitailler des appareils de différentes nations constitue un élément essentiel des opérations aériennes multinationales.

Trois groupes navals, un même exercice interarmées

Neptune Strike ne se limite pas aux chasseurs. Les forces engagées comprennent notamment le groupe aéronaval britannique autour du Prince of Wales, celui de l’Italie autour du Cavour et un groupe turc organisé autour du bâtiment d’assaut amphibie Anadolu. Les activités combinent manœuvres maritimes, aviation, appui aux forces terrestres et opérations amphibies.

L’OTAN a confirmé le 21 octobre, à l’occasion de la visite au Portugal du président de son Comité militaire, que Neptune Strike vise précisément à intégrer les capacités d’intervention navales aux composantes aériennes, terrestres et amphibies. Le commandement STRIKFORNATO, installé au Portugal, coordonne cette activité.

Ce que cet engagement révèle des priorités françaises

Pour les armées françaises, la participation de Rafale Marine et d’un MRTT montre l’importance donnée à l’interopérabilité opérationnelle : savoir préparer une mission avec des alliés, partager les procédures et soutenir des aéronefs engagés sur plusieurs théâtres européens. Le ministère des Armées rattache ces exercices à la préparation de la défense collective et à la montée en puissance des forces alliées.

Les séquences françaises documentées du 18 au 21 octobre sont achevées, tandis que l’ensemble de Neptune Strike 26-4 doit se poursuivre jusqu’au 5 novembre. Les prochaines étapes de l’exercice permettront aux états-majors alliés d’évaluer la coordination de groupes navals et aériens opérant simultanément dans plusieurs régions d’Europe.

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