Le 19 octobre 2026, l’Ukraine a innové en évacuant un soldat gravement blessé par hexacoptère lourd, une solution imposée par l’impossibilité d’utiliser des moyens conventionnels. Kostiantyn, 49 ans, membre de la 30e Brigade mécanisée, a parcouru 62 kilomètres suspendu sous un drone Ayudag-6 modifié, redéfinissant ainsi les normes d’évacuation médicale dans les zones de conflit.
Pourquoi l’évacuation conventionnelle est devenue impossible
La position de Kostiantyn était entourée de mines antipersonnel et antichars, rendant toute sortie terrestre impossible. Selon la 92e Brigade d’assaut séparé, la présence de drones ennemis et de mines interdisait l’évacuation par véhicule. Les forces russes utilisaient des drones FPV pour détruire tout engin robotisé s’approchant. Les robots terrestres ukrainiens, malgré leurs nombreuses missions en première ligne, se heurtaient à ces obstacles. L’espace aérien bas, réservé aux hélicoptères d’évacuation, était devenu trop dangereux en raison des défenses antiaériennes russes. Kostiantyn a dû attendre, alimenté par des drones de ravitaillement.
L’Ukraine ne dispose plus de suffisamment d’hélicoptères pour les évacuations sanitaires. Les modèles restants sont réservés aux missions critiques éloignées du front. Face à ce manque, la 92e Brigade a misé sur les hexacoptères lourds pour l’évacuation, transformant ainsi une contrainte en opportunité. Le drone Ayudag-6, initialement conçu pour transporter des munitions, a été adapté pour évacuer les blessés.
Opération Kostiantyn : une nouvelle approche de l’évacuation
Quatre unités militaires ont participé à l’extraction : la 92e Brigade d’assaut (opérateur drone), la 30e Brigade mécanisée (unité de Kostiantyn), la 14e Brigade mécanisée (sécurisation de l’atterrissage) et le 10e Corps d’armée (coordination). Artem Bogomolov, du 10e Corps, a souligné l’originalité de l’opération. Gurzuf Defence a ajusté les paramètres de vol du drone pour compenser le poids du soldat et les conditions météo.
Avant l’extraction, Kostiantyn a reçu des fournitures par mini-drones pendant trois jours. Le jour de l’opération, l’Ayudag-6 modifié, équipé d’un harnais et d’un système Starlink, s’est posé à proximité. Kostiantyn, malgré ses blessures, s’est attaché au harnais. Le drone a ensuite parcouru 62 kilomètres jusqu’à un point sécurisé, où une ambulance l’a conduit à l’hôpital militaire de Kharkiv pour des interventions chirurgicales.
L’utilisation de drones pour l’évacuation réduit le temps entre la blessure et les soins, crucial pour la survie. Traditionnellement, un soldat pouvait attendre des jours en zone minée. Avec l’Ayudag-6, l’extraction n’est plus limitée par le terrain. Cette opération marque une étape importante, intégrant les hexacoptères lourds comme ultime recours.
Première mondiale ?
L’Ukraine revendique une première mondiale, mais le commandant Bogomolov parle d’une première « pour les forces armées ukrainiennes ». En mai 2026, l’armée américaine a testé le Flowcopter FC-100 en Pologne avec un mannequin, sans concrétiser l’opération. En juin 2026, un drone de l’US Navy a récupéré des pilotes en mer, mais ce n’était pas une évacuation terrestre. L’opération ukrainienne reste la première extraction documentée d’un soldat blessé depuis une zone de combat par un drone.








