Le quartier général de la réserve de l’armée américaine a envoyé, la semaine du 18 septembre 2026, un message interne à ses commandements pour savoir s’ils pouvaient transférer six types d’unités au Southern Command, qui supervise les forces américaines en Amérique latine et dans les Caraïbes. Le document ne cite Cuba à aucun moment, mais plusieurs responsables américains ont indiqué que la planification vise directement l’île communiste, selon CBS News, qui a obtenu le mémo.
Parmi les unités demandées figure un détachement de chirurgie et de réanimation avancé, une petite équipe capable de pratiquer la chirurgie d’urgence et les soins de traumatologie près des zones de combat. Le mémo évoque aussi :
- une brigade médicale chargée de diriger les unités sur le terrain,
- une brigade de police militaire habituellement affectée à la sécurité et à la détention,
- un bataillon du génie,
- un bataillon logistique
- et un commandement de soutien expéditionnaire.
Le document précise que ces unités seraient « possiblement nécessaires dans 90 à 120 jours », une fenêtre qui s’ouvrirait autour de Noël. Les commandements avaient jusqu’à vendredi pour répondre. Rien n’indique qu’un ordre de déploiement ait été donné : le message ne précise ni le nombre de troupes concernées, ni leur destination, ni l’opération qu’elles soutiendraient.
Sollicité, un porte-parole du Southern Command a refusé d’entrer dans les détails, invoquant des raisons de sécurité opérationnelle. Il a affirmé que l’organisation ne divulguait pas de détails ni ne commentait les mouvements opérationnels ou les délais de déploiement liés à des opérations en cours ou futures, tout en confirmant une coordination continue avec les forces conjointes pour évaluer un éventail de besoins potentiels dans sa zone de responsabilité.
Trump promet la chute du régime devant l’ONU
Devant l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre 2026, Donald Trump a déclaré que le gouvernement communiste de Cuba « tombera » et que la liberté arrivera. La délégation cubaine a quitté la salle au moment de cette menace voilée.
Le président américain a ajouté que le secrétaire d’État Marco Rubio était « profondément engagé dans des négociations » avec La Havane. Ces propos prolongent une déclaration tenue en mars 2026 dans le Bureau ovale, où Trump avait confié aux journalistes croire qu’il aurait un jour l’honneur de prendre Cuba, affirmant qu’il pourrait prendre Cuba sous une forme ou une autre et qu’il pourrait en faire ce qu’il voulait. Plus tard le même mois, il avait lancé que Cuba serait la prochaine cible.
La « Donroe Doctrine » et le précédent vénézuélien
La planification militaire relève de ce que des responsables ont surnommé la Donroe Doctrine, décrite comme une poussée musclée visant à chasser les adversaires de l’arrière-cour américaine. L’administration Trump a imposé de nouvelles sanctions contre des responsables et entités cubains quelques jours avant le discours à l’ONU, dont des entreprises liées à l’armée dans l’industrie du nickel de l’île.
Le précédent existe déjà. En janvier 2026, des forces spéciales américaines ont capturé le dictateur vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas. CBS News rapportait en juillet 2026 que les planificateurs militaires avaient aussi examiné un assaut aérien sur Cuba par des milliers de troupes de la 101e division aéroportée, seule unité entraînée pour ce type d’opération. Des responsables avaient alors souligné qu’aucune décision n’avait été prise.
Le président cubain Miguel Diaz-Canel a juré de riposter contre toute attaque américaine. Il accuse Washington d’agression et de guerre économique en raison de l’étranglement des importations pétrolières de l’île.
Au Canada, le Premier ministre Mark Carney, 61 ans, a admis dans un entretien accordé au New York Times, mercredi 23 septembre 2026, que son gouvernement se préparait aussi à une éventuelle invasion américaine. Il a expliqué qu’il pensait qu’on avait la responsabilité, dans ces fonctions, d’examiner les risques extrêmes, que c’était simplement de la gestion du risque, que ce n’était pas le scénario de base, mais qu’il serait irresponsable de ne pas le faire.
Cette pression porte la marque du secrétaire d’État Marco Rubio, décrite comme une approche agressive et paternaliste visant à étouffer progressivement l’île. Elle inclut le blocage de ressources clés et l’imposition de sanctions sévères, censées durer, selon Rubio, les deux années et demie restantes du mandat.
En août 2026, il a affirmé que ce qu’ils essayaient de leur apprendre, c’était qu’il n’y avait pas d’échappatoire, et que chaque fois qu’ils créaient un nouveau mécanisme pour tenter d’échapper au nœud coulant, ils le refermaient simplement. Rubio qualifie par ailleurs le gouvernement cubain d’État soutenant le terrorisme qui espionne l’Amérique.
Depuis janvier 2026, l’administration Trump a mené un blocus pétrolier provoquant des coupures de courant, une insécurité alimentaire généralisée et un effondrement économique sur l’île. Washington accuse en outre Cuba de mener une traite d’êtres humains via son programme d’exportation de médecins, et de participer au terrorisme international. La mortalité infantile a doublé depuis le début de cette politique.








