Légion étrangère : un soldat franco-colombien enlevé par des dissidents des FARC

Le caporal José Olger Melo Charry, engagé depuis quatre ans à la Légion étrangère française, a été enlevé le 6 août 2026 dans le département de Nariño, en Colombie, alors qu’il circulait en permission. Les responsables présumés sont des dissidents des FARC dirigés par Iván Mordisco, le guérillero le plus recherché du pays. L’armée colombienne a annoncé l’enlèvement le 27 août 2026, trois semaines après les faits.

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Légion étrangère : un soldat franco-colombien enlevé par des dissidents des FARC © Armees.com

Le caporal José Olger Melo Charry, membre de la Légion étrangère française depuis quatre ans, a été enlevé le 6 août 2026 sur une route dans le département de Nariño, au sud-ouest de la Colombie, pendant une permission. Les soupçons se tournent vers des dissidents des FARC, menés par Iván Mordisco, un des guérilleros les plus recherchés du pays. L’armée colombienne a officiellement annoncé son enlèvement le jeudi 27 août 2026, trois semaines après l’incident.

Détails de l’enlèvement

L’événement s’est produit à Nariño, une région voisine de l’Équateur, sous emprise de groupes armés. Selon l’armée colombienne, Melo Charry circulait sur une route secondaire lorsqu’il a été arrêté par des insurgés. Le colonel Mauricio Osorio a indiqué sur Blu Radio que le caporal se trouvait en Colombie à titre personnel. L’endroit est un point névralgique pour les trafics de drogue et activités minières illégales.

Franco-colombien, Melo Charry a intégré la Légion étrangère il y a quatre ans. Cette unité permet aux étrangers de devenir français après trois ans. Le ministère français des Armées suit de près l’affaire et a remercié la Colombie pour l’ouverture d’une enquête, selon Le Figaro.

Le retour du caporal dans son pays natal pour une permission a augmenté sa vulnérabilité. Les permissions privées ne bénéficient pas des mêmes mesures de sécurité que les missions officielles. Les rebelles ont découvert son lien avec la Légion après son interception. Le Monde précise que les enlèvements servent souvent à extorquer ou à faire pression sur les autorités.

Identité des ravisseurs

Les suspects appartiennent à une faction dissidente des FARC, refusant l’accord de paix de 2016. Ces combattants, plusieurs milliers, contrôlent des zones à Nariño, Putumayo et Caquetá, financées par le narcotrafic et les mines illégales. L’armée colombienne indique que les enlèvements sont un moyen de pression pour ces groupes.

Iván Mordisco, à la tête du groupe responsable, est le guérillero le plus recherché de Colombie. Malgré les efforts pour les neutraliser, sa faction reste active. L’enlèvement d’un légionnaire étranger montre la persistance et l’organisation des dissidents, huit ans après l’accord de paix.

L’enlèvement a été décidé après la découverte de l’appartenance de Melo Charry à la Légion. Cette interception a pris une tournure stratégique. Europe 1 rapporte que l’incident survient peu après l’arrivée d’Abelardo de la Espriella à la présidence, marquée par un durcissement sécuritaire.

Conséquences pour la sécurité des militaires français

L’enlèvement soulève des questions sur la sécurité des militaires français en permission dans des zones dangereuses. Avec 9 000 légionnaires de 150 nationalités, la Légion doit adapter ses recommandations pour les permissions dans les pays d’origine. Les zones frontalières colombiennes comme Nariño sont particulièrement risquées.

Le ministère français des Armées, en coordination avec les Affaires étrangères, collabore avec la Colombie pour libérer le caporal. L’enquête judiciaire ouverte est une première étape vers une mobilisation institutionnelle. CNews s’interroge sur le délai de trois semaines avant l’annonce officielle, soulignant des lacunes dans la communication et la réactivité.

La Légion étrangère, qui recrute des soldats de toutes nationalités, doit gérer la vulnérabilité des légionnaires binationaux venant de zones de conflit. Les permissions pour des raisons personnelles les exposent à des risques différents de ceux des légionnaires originaires de pays stables. La sécurité et l’accompagnement de ces permissions sont devenus cruciaux après cet incident.

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