« Tout le monde veut combattre la Russie » : un député russe demande de préparer la guerre contre l’OTAN et vise la France en particulier

Un député russe fixe une échéance glaçante : neutraliser Kiev avant 2030, pendant que l’OTAN se prépare. Négociations exclues, guerre plus large redoutée. Quelles sont ses véritables intentions ?

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« Tout le monde veut combattre la Russie » : un député russe demande de préparer la guerre contre l'OTAN et vise la France en particulier
« Tout le monde veut combattre la Russie » : un député russe demande de préparer la guerre contre l’OTAN et vise la France en particulier © Armees.com

« Neutraliser » Kiev avant que la Pologne et les autres pays de l’OTAN ne soient prêts à entrer en guerre contre la Russie : c’est la proposition formulée par Viktor Sobolev, député russe membre de la commission de la défense de la Douma, dans un entretien accordé au journal local Gazeta rapporté par Le Parisien.

Selon lui, Moscou doit en finir avec la guerre contre l’Ukraine d’ici 2030, non pour arrêter les combats, mais pour préparer la Russie à un conflit plus large avec l’OTAN.

Viktor Sobolev a commandé la 58e armée avant de siéger comme élu communiste à la Douma. Il défend une restructuration complète des forces armées russes, « afin qu’elles soient prêtes à repousser l’agression de tout adversaire géopolitique dans n’importe quelle direction stratégique et dans n’importe quelles conditions », explique-t-il dans cet entretien.

Le député cite pays comme menaces potentielles pour Moscou : la Pologne, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Belgique, la Norvège, la Finlande et la Suède. « Polonais, Allemands, Français, Britanniques, Belges, Norvégiens, Finlandais, Suédois… Tous souhaitent combattre la Russie et lui infliger une défaite stratégique », affirme-t-il.

Il distingue toutefois deux plans : selon lui, il y a bien sûr un aspect informationnel, principalement destiné à leurs propres populations qu’ils préparent à la guerre, mais il existe aussi de sérieux préparatifs en vue d’une guerre contre la Russie.

Pour lui, l’échéance de 2030 doit marquer l’aboutissement de ce qu’il appelle l’opération militaire spéciale. « D’ici 2030, nous devrons avoir achevé l’opération militaire spéciale en Ukraine par une victoire pour nos forces armées », déclare-t-il à Gazeta.

Pas de place pour des négociations

Soutien affiché de la ligne dure menée par Vladimir Poutine, Viktor Sobolev écarte toute idée de négociations. Un cessez-le-feu immédiat, estime-t-il, ne ferait que provoquer une guerre encore plus terrible dans l’année qui suit. Fin juillet 2026 déjà, il tenait des propos similaires, affirmant que rien ne permettait de mettre fin à la guerre en 2026.

Ces déclarations interviennent alors que l’escalade entre la Russie et l’Ukraine se poursuit depuis plusieurs mois, avec une hausse des frappes à longue portée des deux côtés du front. Le 24 août 2026, les partenaires européens de l’Ukraine, réunis en sommet, ont promis de poursuivre leur aide militaire et financière à Kiev. Un engagement maintenu malgré les menaces formulées par Moscou pour tenter de dissuader ces pays de continuer leur soutien.

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