Emmanuel Macron a annoncé, samedi 22 août 2026, l’envoi de nouveaux missiles « intercepteurs » à l’Ukraine. D’après actu.fr, le président de la République française a précisé l’objectif de cette livraison : « donner à l’Ukraine tous les moyens nécessaires pour défendre son ciel ».
Emmanuel Macron s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a dit son « horreur » et son émotion après les dernières frappes russes, qui ont touché un centre commercial. Sur X, il a lancé un appel plus large : « Il est essentiel que tous les pays qui ont des moyens en leur possession se joignent aussi à cet effort ».
Les frappes en question ont visé, vendredi 21 août, en plein jour, un centre commercial de Kryvyï Rig, ville natale de Volodymyr Zelensky. Le bilan s’élève à 16 morts et plus d’une centaine de blessés. Samedi, les sirènes annonçant des tirs de missiles balistiques russes ont de nouveau retenti en pleine journée à Kiev.
Cette livraison intervient alors que l’Ukraine manque d’intercepteurs pour faire face aux salves quotidiennes de missiles balistiques et de croisière russes. La semaine précédente, Volodymyr Zelensky avait demandé aux Américains de lui « vendre 5 % des missiles qu’ils ont en stock », assurant que cela permettrait à l’Ukraine de « passer l’hiver et sauver des vies ».
Je me suis entretenu avec le Président @ZelenskyyUa au lendemain de la double frappe russe en plein jour contre un centre commercial à Kryvyi Rih, qui a fait de très nombreuses victimes civiles. Je lui ai dit notre horreur et notre émotion.
Avec ces frappes…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 22, 2026
La coalition des volontaires réunie lundi à Kiev
La coalition des volontaires pour l’Ukraine se réunira lundi 24 août 2026 à la mi-journée, coprésidée par Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et, pour la première fois, le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham. Une dizaine de participants, dont le président du Conseil européen Antonio Costa, se trouveront à Kiev auprès de Volodymyr Zelensky, selon un responsable européen.
Cette réunion fait suite à celle du 13 juillet 2026 à Paris, lors de laquelle neuf pays européens, dont la France, s’étaient engagés à former une entente purement défensive pour développer des capacités antibalistiques. Ce projet, baptisé Freya et porté par l’entreprise ukrainienne Fire Point, se veut une alternative moins coûteuse au système Patriot américain ou au missile Aster franco-italien.
Emmanuel Macron avait aussi annoncé que Kiev allait recevoir « une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération », de conception franco-italienne, pour renforcer sa défense aérienne. La France doit également fournir des radars à l’Ukraine et prévoit de produire sous licence, sur le sol ukrainien, des bombes AASM, des missiles antiaériens Aster 30 et des missiles de croisière Scalp.
Les secours continuaient samedi de fouiller les décombres du centre commercial de Kryvyï Rig.








