Le Pentagone a accordé à Raytheon un contrat de près de 23 milliards de dollars destiné à accélérer la production de missiles Tomahawk. L’objectif affiché est de reconstituer des stocks de munitions américaines largement entamés.
Le sous-secrétaire à la Défense, Michal P. Duffey, a précisé dans un communiqué que « le ministère a appelé l’industrie à accroître la production de munitions, et RTX a répondu à cet appel ». Selon lui, ce contrat renforce notre capacité à équiper la force interarmées, garantissant ainsi que nos combattants ne se retrouvent jamais dans une situation de combat à armes égales.
Raytheon assure que ce financement permettra de faire grimper la production annuelle de missiles Tomahawk. Le président de l’entreprise, Phil Jasper, a expliqué que des investissements considérables étaient engagés dans nos effectifs, nos technologies, notre chaîne d’approvisionnement et nos installations afin d’accroître de manière spectaculaire notre capacité de production et de répondre à une demande en forte hausse.
Pourquoi le Tomahawk ?
Le Tomahawk est une munition d’une longue portée. Il a été très fréquemment utilisé par l’armée américaine ces derniers mois dans ses frappes contre l’Iran.
D’après une étude du Centre d’études stratégiques et internationales, près d’un tiers des Tomahawk présents dans l’arsenal américain ont été tirés contre le régime des mollahs, soit environ 850 unités.
Les faibles stocks de munitions dans les arsenaux américains inquiètent certains cadres de l’armée, selon la presse américaine. Le Wall Street Journal rapporte que le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, serait le plus alarmé par la situation. Cette inquiétude porte à la fois sur les missiles à longue portée et sur les intercepteurs censés répondre à d’éventuelles frappes iraniennes.
Donald Trump défend une lecture opposée. Il affirme disposer de bien plus de munitions que n’importe qui d’autre au monde, et bien plus qu’il n’en faut aux États-Unis.








