Un sous-marin nucléaire et un avion Atlantique 2 tirent leurs Exocet au même instant

Un exercice militaire spectaculaire a récemment eu lieu en mer, mettant en scène un Atlantique 2 et un sous-marin nucléaire. Découvrez comment cette démonstration renforce la synergie des forces navales face à des enjeux sécuritaires grandissants.

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Un sous-marin nucléaire et un avion Atlantique 2 tirent leurs Exocet au même instant
Un sous-marin nucléaire et un avion Atlantique 2 tirent leurs Exocet au même instant © Armees.com

En pleine mer, un exercice militaire impressionnant s’est déroulé au large des côtes françaises, piloté par la Marine nationale, rapporte le média spécialisé Opex360. Un avion Atlantique 2 (ATL2) et un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) ont réalisé un tir coordonné de missiles antinavires Exocet. Cette opération illustre une avancée significative dans la « veille coopérative navale », où la synergie entre unités militaires joue un rôle déterminant pour optimiser l’efficacité tactique.

La « veille coopérative navale » désigne une stratégie de mise en réseau des navires et aéronefs d’une flottille, permettant de partager des données tactiques et d’amplifier les effets militaires sur le terrain. On a longtemps pensé que les sous-marins canadiens étaient mal adaptés à ce type de collaboration, en raison de leurs contraintes opérationnelles. Les récentes démonstrations montrent le contraire : les sous-marins peuvent mener des missions collaboratives en coordination avec d’autres unités.

Des exercices variés et de plus en plus coordonnés

Au fil des ans, plusieurs exercices ont illustré cette évolution. En 2020, lors de la mission Foch, un SNA de type Rubis a réussi à désigner une cible pour des Rafale M grâce à la liaison tactique L11, soutenu par un E-2C Hawkeye. Cette mission, bien orchestrée entre avions et sous-marins, a marqué un tournant dans l’approche collaborative militaire.

En 2021, l’Exercice LinkEx a vu un PATMAR Atlantique 2 et un SNA patrouiller ensemble dans l’océan Atlantique, accélérant la coordination sous-marine et aérienne. Ces missions de haute précision se sont poursuivies avec l’Exercice Oceanis en 2023, où un ATL2 et un Rafale M ont réalisé un tir coordonné de deux missiles AM39 Exocet sur une cible représentant un « navire de combat ennemi ». En parallèle, deux autres avions PATMAR ont largué chacun une torpille MU90 pour neutraliser un « sous-marin hostile ».

Plus récemment, en juin, un ATL2 de la Flottille 21F et un SNA en plongée ont lancé simultanément des missiles antinavires Exocet sur une cible gonflable, simulant un engagement de haute intensité. L’exercice visait à renforcer la coordination entre les forces sous-marines et l’aéronautique navale tout en testant la fiabilité des systèmes d’armes.

Les missiles et la technologie embarquée

La famille de missiles Exocet comprend plusieurs variantes, dont le SM39, avec une portée de 50 km, et le AM39, qui peut atteindre 70 km. Le lancement du SM39 s’opère via un tube lance-torpilles de 533 mm, puis le missile se déploie à très basse altitude pour aller chercher sa cible.

Ce tir coordonné met aussi en lumière l’intégration d’équipements avancés à bord de l’ATL2, comme le radar Searchmaster et le détecteur infrarouge FLIR, portés au standard 6. Ces systèmes offrent plus de précision et une efficacité renforcée lors des opérations.

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