Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026, Kiev, la capitale ukrainienne, a subi les attaques les plus violentes depuis le début du conflit en 2022, rapporte TF1. Le bombardement a fait de lourds dégâts humains et matériels et provoqué des réactions dans plusieurs capitales.
La nuit : ce qui s’est passé
Selon Tiour Tkachenko, chef de l’administration militaire de Kiev, et les autorités municipales dirigées par Vitali Klitschko, l’alerte aérienne a duré plus de 11 heures. Plusieurs quartiers ont été touchés, dont Darnytsia et le district Chevtchenkivskyï.
Les frappes ont tué au moins 30 personnes et fait 91 blessés. Le bilan pourrait s’alourdir à mesure que les secours fouillent les décombres. Six secouristes ont eux-mêmes été blessés pendant leur intervention.
Les régions voisines de Kharkiv et de Kiev ont aussi été frappées, avec des victimes supplémentaires, dont un enfant dans la région de Kharkiv. La Russie a de son côté fait état de pertes à Belgorod et Nijni Novgorod, où deux civils ont été tués lors d’attaques de représailles.
Dégâts et situation humanitaire
Les destructions sont lourdes : plus de 20 immeubles d’habitation ont été endommagés à Kiev, certains éventrés, avec des étages détruits et des toits arrachés.
Un entrepôt humanitaire de la Croix-Rouge ukrainienne a été détruit, avec la perte de 320 000 unités de matériel. La maison d’édition ukrainienne BookChef a vu son entrepôt logistique partir en fumée, pour une perte estimée à environ 920 000 €.
Des musées ont dû évacuer leurs collections en urgence pour les mettre à l’abri.
Ce que ça change sur le plan militaire et politique
L’attaque a aussi mis à l’épreuve la défense aérienne ukrainienne. La Russie a lancé 496 drones de type Shahed et 74 missiles de divers types. L’Ukraine en a intercepté une large part, même si l’État-major général des Forces armées ukrainiennes juge les résultats encore insuffisants.
Sous la direction du président Volodymyr Zelensky, l’Ukraine a de nouveau demandé à ses alliés occidentaux de renforcer la défense antiaérienne.
Les réactions internationales ont été fermes. L’ONU, par la voix du secrétaire général Antonio Guterres et de son porte-parole Stéphane Dujarric, a condamné ces attaques. L’Union européenne, représentée par la cheffe de la diplomatie Kaja Kallas, réclame de nouvelles sanctions contre la Russie. Les États-Unis, par la voix de Donald Trump, ont souhaité un arrêt rapide des hostilités.








