Le 27 juin 2026, l’ex-USS Juneau (LPD-10) a été coulé en mer des Philippines lors de l’exercice démonstration de force navale. Les marines américaine et japonaise y ont mené ensemble des opérations en conditions réelles. L’objectif : entraîner les équipages contre de vraies cibles, dans des situations qu’une simulation ne reproduit pas entièrement. Les forces armées américaines jugent cette méthode nécessaire pour affiner la précision des tirs et la coordination entre unités.
Comment l’USS Juneau a été coulé
L’USS Juneau, ancien transport de chalands de débarquement de la classe Austin déjà désarmé, a été coulé volontairement à 370,4 km de l’île de Guam, rapporte Navy Times. Mis en service en juillet 1969 et retiré en octobre 2008, il avait participé à la guerre du Viêt Nam et à l’opération Desert Storm en 1991. Long de 174 mètres et large de 30 mètres, ce bâtiment a servi de cible pour l’exercice.
Une torpille a frappé l’arrière du navire. L’US Navy n’a pas indiqué quel bâtiment avait tiré, mais le Jingei, sous-marin japonais de la classe Tagei, figurait parmi les participants et a probablement mené l’attaque lors de ce SINKEX.
Le Jingei en action
Le Jingei a été livré à la Force maritime d’autodéfense japonaise (JMSDF) en mars 2024. C’est le 3e des 8 sous-marins de la classe Tagei, qui prolonge la classe Soryu entrée en service entre 2009 et 2021. Il mesure 84 mètres de long pour un diamètre de 9 mètres et un déplacement de 3 000 tonnes en surface. Ses batteries sont au lithium-ion et il dispose de 6 tubes de 533 mm pour torpilles lourdes, ainsi que de missiles antinavires. Sa présence à l’exercice confirme que le Japon y a engagé l’un de ses sous-marins les plus récents.
L’exercice Valiant Shield associe des moyens aériens, de surface et sous-marins pour coordonner des frappes, dans le prolongement des manœuvres navales déjà menées dans la zone. D’après le contre-amiral Eric Anduze, ce SINKEX a donné à la force interarmées une occasion peu fréquente de combiner ses capacités dans plusieurs domaines et d’affiner la précision des tirs et la coordination attendues pour des opérations d’envergure dans le Pacifique.
L’entraînement en conditions réelles reste central pour préparer les équipages. C’est la raison d’être des SINKEX : ils offrent un niveau d’engagement et de précision « qu’aucun simulateur ne peut reproduire à l’identique ».








