Face à la montée des tensions avec la Chine, Taïwan cherche à améliorer ses capacités défensives en mer. Le pays a franchi une étape importante dans le développement de sous-marins conçus localement, mené par CSBC Corp. L’objectif : renforcer la dissuasion de l’île et préparer la défense contre une possible invasion.
Des sous-marins conçus sur place pour répondre aux tensions
La situation géopolitique entre Taïwan et la Chine est tendue. Pékin considère l’île comme une « province rebelle » et effectue des manœuvres militaires quasi-quotidiennes.
La marine taïwanaise doit renouveler une flotte vieillissante, qui se compose aujourd’hui de deux sous-marins de la classe Swordfish, acquis auprès des Pays-Bas dans les années 1980.
Le programme lancé par CSBC Corp prévoit la livraison de huit unités pour contrer la démonstration de force de l’arsenal chinois, qui dispose notamment de sous-marins à propulsion nucléaire et de porte-avions.
Le Narval : où en sont les essais
Le Narval, premier sous-marin de ce programme, a franchi plusieurs étapes importantes. Un test de navigation sous-marine a eu lieu en janvier.
Plus récemment, le Narval a réalisé son premier test de tir de torpille, rapporte BFMTV. Ce tir a eu lieu un mercredi et a été annoncé par CSBC Corp le jeudi 7 mai. La société a aussi lancé les essais en mer en juin 2025, montrant une progression malgré des retards initiaux.
Ces essais du Narval font partie d’une série d’évaluations visant à vérifier que les sous-marins remplissent bien leurs missions de dissuasion et de défense. Le projet a cependant subi des retards : la livraison initialement prévue pour 2024 a été reportée.
Qui aide Taïwan et quelles technologies sont embarquées
Pour avancer, Taïwan a bénéficié de l’expertise et du soutien technologique des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour contrer les ambitions stratégiques de la Chine. Lockheed Martin fournit le système de combat qui équipera les sous-marins, y compris le Narval.
Par ailleurs, Taïwan intègre des technologies avancées, comme les torpilles lourdes Mark 48. Les détails précis sur le projectile utilisé lors du test de tir ne sont pas divulgués, ce qui maintient une part de secret militaire.








