Depuis près de deux mois, le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique, est bloqué et paralyse des milliers de marins et de navires en raison du blocus américain. Le capitaine Kapour et son équipage font partie des nombreux marins coincés dans la zone après une escalade militaire au Moyen-Orient impliquant l’Iran et les États-Unis. Cette situation, très complexe sur le plan stratégique, suscite de fortes inquiétudes pour la sécurité des personnes et des marchandises en mer en raison des tensions géopolitiques.
Capitaine Kapour : témoignage et situation
Le capitaine Kapour, en service dans le golfe Persique, dit ressentir une vraie peur face à un environnement devenu extrêmement dangereux. « On a vu de nombreux missiles, des explosions, beaucoup d’incidents maritimes », cite RTL. L’équipage se sent menacé par la montée des tensions militaires, et chaque jour apporte son lot de nouvelles alarmantes sur une possible escalade.
Pour Kapour, leurs navires, même rattachés à des pays, les rendent vulnérables en tant que « victimes collatérales de la guerre ».
Cette situation met en lumière l’importance du détroit d’Ormuz, décrit comme un « passage maritime stratégique » dont le contrôle est vital pour les échanges internationaux. Le blocage complique la vie d’environ quelque 20 000 marins et d’environ 2 000 navires, déjà épuisés après près de deux mois d’attente.
Acteurs impliqués et montée des tensions militaires
La situation militaire est exacerbée par les actions des États‑Unis et de l’Iran. Récemment, la marine américaine, via le Commandement militaire américain pour le Moyen‑Orient (Centcom), a ouvert le feu sur un cargo iranien, montrant une utilisation musclée de la force pour maintenir le blocus des ports iraniens.
Arsenio Dominguez, de l’Organisation maritime internationale (OMI), a lancé un appel pressant pour une aide urgente aux équipages isolés. Des pays tentent d’envoyer de la nourriture et d’assurer une assistance téléphonique 24 heures sur 24, mesures nécessaires mais parfois insuffisantes.
Le 8 avril, un cessez‑le‑feu avait été conclu, mais une décision annoncée la semaine dernière par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a ravivé la crise en revenant rapidement sur la fermeture du détroit.








