Après le fiasco australien et le triomphe néerlandais, le sous-marin Barracuda est proposé à un nouveau pays : Naval Group y croit encore

Naval Group propose son sous-marin Blacksword Barracuda à la Grèce, une opportunité stratégique après des échecs passés.

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Après le fiasco australien et le triomphe néerlandais, le sous-marin Barracuda est proposé à un nouveau pays : Naval Group y croit encore
Après le fiasco australien et le triomphe néerlandais, le sous-marin Barracuda est proposé à un nouveau pays : Naval Group y croit encore © Armees.com

Le monde de l’industrie maritime vit un nouvel épisode intéressant : Naval Group, l’industriel français bien connu, propose son modèle de sous-marin Blacksword Barracuda (BSB) à la Grèce. Selon actu.fr, après l’annulation d’un contrat avec l’Australie et une victoire commerciale aux Pays-Bas, l’entreprise se tourne vers le marché grec. Cette offre représente une opportunité pour la Grèce d’acquérir un sous-marin avancé à propulsion conventionnelle, un élément stratégique dans la région.

Un parcours international semé d’embûches

Naval Group a traversé des années mouvementées, avec notamment la promesse en 2016 de construire 12 unités de Barracuda pour l’Australie. Cette commande a été annulée en 2021, provoquant un choc qualifié de « psychodrame géopolitique ». Parallèlement, l’entreprise a remporté en 2025 un contrat aux Pays-Bas pour la construction de 4 exemplaires, pour « plus de 5 milliards d’euros ».

Cette nouvelle offre à la Grèce vise à renforcer la position de Naval Group sur le marché européen et à compenser la déconvenue australienne, s’inscrivant dans un partenariat stratégique plus large entre la France et la Grèce. Emmanuel Macron, président de la République française, doit se rendre à Athènes fin avril 2026 pour renouveler l’accord de défense mutuelle franco-grec, une occasion pour mettre en avant le Barracuda.

Le Blacksword Barracuda : ce qu’il offre

La version proposée à la Grèce est une exportation du sous-marin nucléaire d’attaque Barracuda de la Marine nationale française, adaptée avec une propulsion conventionnelle, dans le cadre du programme Barracuda. Équipé de batteries lithium-ion de nouvelle génération, le BSB peut mener des missions jusqu’à 70 jours. Son armement comprend missiles de croisière, torpilles et missiles antinavires.

« Après une étude approfondie du cahier des charges, il est apparu clairement que les exigences de la Marine hellénique correspondaient davantage à la famille Barracuda », explique David Pinot, directeur de la filiale grecque de Naval Group.

La production des Barracuda destinés à la France se fait principalement à Cherbourg, dans la Manche, où six exemplaires sont en construction, avec une livraison anticipée pour certains modèles. Les sous-marins Suffren, Duguay-Trouin et Tourville ont déjà été livrés. De Grasse est en phase d’essais, tandis que Rubis et Casabianca sont en cours d’assemblage à la pointe du Cotentin.

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