La livraison des sous-marins nucléaires d’attaque intéresse tout particulièrement les services de défense. Selon la Direction générale de l’Armement (DGA), la réception du dernier sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) du programme Barracuda pourrait être avancée à 2029, soit une année plus tôt que prévu. Cette information, relayée par La Presse de la Manche puis confirmée par Le Figaro, marque une évolution notable pour ce programme mené par Naval Group.
Où en est le programme Barracuda
Le programme Barracuda doit remplacer progressivement les anciens sous-marins de la classe Rubis par des modèles plus modernes et plus puissants. La classe Barracuda comprend six sous-marins : le premier, le Suffren, a été livré en novembre 2020. La série a continué avec le Duguay-Trouin, livré en août 2023, suivi du Tourville, dont la réception est prévue pour novembre 2024. Le sous-marin De Grasse, dont la mise en marche du réacteur est prévue pour décembre 2025, entamera ses essais en mer au premier semestre de 2026.
Le cinquième de la série, le Rubis, n’a pas encore été livré, tandis que le dernier, le Casabianca, pourrait être opérationnel dès 2029. À ce rythme, la Marine nationale pourrait disposer d’une flotte renouvelée de six SNA en l’espace de neuf ans. L’objectif est d’exploiter ces navires jusqu’en 2060.
Retrait anticipé et remise en état du SNA Perle
Parallèlement, le sous-marin Perle, de la classe Rubis, fera l’objet d’un retrait anticipé. Un arrêté du ministère des Armées a été publié le 27 décembre 2025 dans le Journal officiel. Après un incendie en juin 2020 alors qu’il était en cale sèche à Toulon, des réparations importantes ont été nécessaires, totalisant plus de 350 000 heures de travail. La proue du Perle a été remplacée par celle de l’ancien SNA Saphir à Cherbourg. Le coût total des réparations est estimé à 120 000 000 €, dont 50 000 000 € pris en charge par l’assureur de Naval Group.
Validation technique : ce que ça change
Après ces réparations lourdes, le SNA Perle a retrouvé son cycle opérationnel en novembre 2022, une remise en état validée techniquement par la DGA, le Service de soutien de la Flotte (SSF), la Commission permanente des programmes et des essais (CPPE), et l’Escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque (ESNA) en juillet 2023.








