La guerre au Moyen-Orient se poursuit et les tensions croissantes mondiales montent alors qu’on entre dans la sixième semaine. Déclenché par les frappes américaines sur l’Iran le 28 février, le conflit alimente les inquiétudes internationales, notamment autour du détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le trafic maritime, et une escalade militaire est redoutée.
Le détroit d’Ormuz, zone sous haute tension
Cette porte d’accès pour le pétrole mondial est devenue le théâtre de difficultés logistiques et diplomatiques. Dès le 1er mars, en réponse aux agressions, l’Iran a restreint l’accès au détroit, une riposte iranienne qui perturbe fortement le trafic dans cette région sensible. Malgré la fermeture quasi intégrale, quelques traversées ont toutefois eu lieu : un porte-conteneur du transporteur français CMA-CGM, sous pavillon maltais, et un méthanier japonais sont passés le jeudi suivant.
Les intérêts turcs restent très présents : quinze navires étaient recensés au déclenchement du conflit. Selon le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu, deux de ces navires ont réussi à franchir le détroit, signe d’une gestion délicate des relations. Selon Le Parisien, le 13 mars, le premier navire, le Rozana, a traversé « avec l’autorisation de l’Iran » ; puis, le samedi 4 avril, le Neraki a suivi, montrant une logique de passage souvent fondée sur des accords tacites.
Réactions et enjeux géopolitiques
La situation du détroit d’Ormuz est au cœur des débats internationaux, poussant les pays à revoir leurs postures militaires et commerciales. La Turquie, via son gouvernement et Abdulkadir Uraloglu, maintient un dialogue ouvert et favorise parfois le passage de ses navires en empruntant des ports iraniens. L’Iran pratique des « formes de péages informels » pour les navires de pays considérés comme « amicaux », ce qui ralentit la fluidité du trafic maritime.
Sur place, neuf navires bloqués ont sollicité un passage, tandis que quatre autres n’ont pas demandé à partir. Deux navires utilisés pour la production d’énergie restent stationnés, et deux autres attendent une accalmie dans les affrontements.
Conséquences humaines et choix politiques
Les retombées humanitaires sont lourdes. En Iran, les répressions se poursuivent : deux hommes exécutés ce samedi et quatre pendus dans la semaine. Au Liban, trois casques bleus ont été blessés. Face à ces besoins, l’OMS demande un soutien de 27,88 millions d’euros pour renforcer les systèmes de santé dans la région.
Aux États-Unis, la scène politique s’agite aussi. Le sénateur républicain John Curtis s’oppose à un financement militaire sans déclaration formelle de guerre, prônant la prudence et une vigilance renforcée pour les décisions à venir : « Nous devons garder les yeux ouverts face à l’histoire et à la Constitution ».








