Un tribunal français a rendu une décision marquante concernant le capitaine d’un pétrolier, Chen Zhangjie, soupçonné d’avoir transporté du pétrole russe en violation des sanctions occidentales. Cette affaire illustre les tensions persistantes entre l’Union européenne et la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou.
L’affaire a fait parler d’elle à cause du lien présumé du navire avec la mystérieuse « shadow fleet », une flotte de navires accusés de contourner les sanctions internationales. La décision a été prise en l’absence du capitaine : il a été condamné à un an de prison et un mandat d’arrêt émis a été lancé pour le retrouver.
Ce que dit la justice et les suites légales
La condamnation de Chen Zhangjie, un homme âgé de 39 ans d’origine chinoise, s’accompagne d’une amende de 150 000 €, confirme le journal France 24. Le verdict a été rendu par le tribunal de Brest, ce qui souligne la gravité des accusations pesant contre le capitaine. Cette peine montre la fermeté des juridictions européennes face aux violations des sanctions économiques imposées à la Russie.
Le navire en cause, nommé Boracay, a été intercepté par la marine française en septembre alors qu’il battait prétendument pavillon béninois, soulignant son lien avec la flotte fantôme russe. Après cette intervention, le Boracay et son équipage ont été relâchés quelques jours plus tard. L’opération a provoqué de vives réactions, notamment de la part de Vladimir Poutine, qui a qualifié l’intervention de la marine française de « piraterie ».
Affaires maritimes et répercussions internationales
Le Boracay est pointé non seulement pour son lien supposé avec la « shadow fleet », mais aussi pour une possible implication dans des survols de drones. L’année précédente, le navire aurait été lié à des vols de drones mystérieux au‑dessus du Danemark et ailleurs en Europe, incidents que certaines sources occidentales attribuent à la Russie. À ce jour, il n’existe cependant aucune preuve formelle établissant un lien direct entre le Boracay et ces événements, ce qui soulève des questions sur la sécurité européenne.
À bord du Boracay, deux employés privés de sécurité russe ont été retrouvés, ce qui complique encore l’affaire. Selon une source française informée et l’avocat de Chen Zhangjie, ces employés étaient suspectés de représenter des intérêts russes et de collecter des renseignements sensibles.








