Un exploit aérien a eu lieu début mars 2026 du côté de l’Armée de l’Air et de l’Espace française. Un A400M Atlas a réussi à atterrir sur la banquise naturelle du fjord de Kap Harald Moltke, tout au nord du Groenland, à la latitude extrême de 82° nord et par des températures de -25°C. L’avion n’avait subi aucune modification spécifique pour cette mission, ce qui rend la manœuvre d’autant plus surprenante.
Les détails de l’opération
L’opération s’inscrivait dans le cadre des exercices Tunupex et Uppick 2026, qui visent à tester les déploiements en milieu arctique isolé. Selon Science et Vie, l’A400M Atlas a affronté une glace de mer partiellement recouverte de neige et a pu atterrir et décoller sur une piste naturelle de moins de 1 400 mètres, démontrant ses capacités opérationnelles dans un environnement extrême.
Sur place, l’avion a permis de récupérer 11 commandos montagne et 7 motoneiges avec leurs traîneaux. Il a opéré à la fois à vide et en charge, démontrant une vraie polyvalence dans un environnement extrême.
La comparaison avec le Lockheed LC-130H Skibird de l’US Air Force est frappante : ce dernier est conçu pour le pôle, avec des skis et des fusées JATO. L’A400M Atlas a mené sa mission sans ces équipements, ce qui souligne un avantage opérationnel pour l’Armée de l’Air et de l’Espace française et pousse à repenser certains besoins des autres forces aériennes en zones polaires.
Préparatifs et qui a participé
Même sans modification de l’appareil, l’opération a demandé une préparation très méticuleuse. Le succès a reposé sur l’expertise du 25e Régiment du Génie de l’Air, du Groupe Militaire de Haute Montagne, et sur l’appui des alliés danois.
La reconnaissance a été faite à l’aide de motoneiges pour mesurer l’épaisseur de la glace et la capacité portante de la piste naturelle pendant deux jours. Plusieurs semaines de préparation technique ont été nécessaires pour garantir la sécurité et la réussite de la mission.
La coordination avec Station Nord, un poste militaire danois situé à 250 km du site d’atterrissage, a permis d’optimiser la logistique et de réduire les risques potentiels. Cette mission constitue une étape importante pour renforcer les capacités françaises en Arctique et met en lumière les possibilités offertes par le concept dAgile Combat Employment à la française (FRA ACE).








