Guerre au Moyen-Orient : l’Iran utilise des missiles Sejil contre Israël

Un missile Sejil vient de frapper Israël. Il s’agit d’une arme redoutable du régime iranien dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.

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Guerre au Moyen-Orient : l’Iran utilise des missiles Sejil contre Israël © Armees.com

Dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient, l’Iran vient d’utiliser de nouveaux missiles baptisés Sejil. Plusieurs en ont été tirés en direction d’Israël.


Un nouveau missile tiré sur Israël depuis l’Iran


Dans la guerre au Moyen-Orient, l’Iran a franchi un seuil inédit dans son affrontement avec Israël en lançant des missiles Sejil sur le territoire israélien. Jusqu’ici rarement utilisé en situation réelle, ce missile balistique iranien entre en scène dans un contexte d’escalade militaire rapide et préoccupante. L’utilisation du missile Sejil par l’Iran constitue une rupture nette dans la conduite des opérations. Ainsi, Téhéran a déployé ce système balistique pour frapper directement Israël, marquant la première utilisation opérationnelle de cette arme dans ce conflit.

Par ailleurs, cette frappe intervient dans un contexte d’escalade progressive. En effet, cette attaque représente une étape supplémentaire dans une guerre déclenchée fin février 2026. Autrement dit, le conflit change de dimension, passant d’échanges indirects à des frappes stratégiques de haute intensité. L’utilisation de ce missile n’est pas anodine pour le régime des mollahs. La plus grande capacité de cette arme : elle peut percer le dôme de fer israélien et, par conséquent, occasionner des dégâts considérables pour l’État hébreu.


Le missile Sejil, symbole de la montée en puissance de l’Iran


Le missile Sejil n’est pas une arme conventionnelle dans l’arsenal de l’Iran. En effet, il s’agit d’un missile balistique à carburant solide capable d’atteindre Israël depuis le territoire iranien. Cette caractéristique lui confère un avantage opérationnel majeur : un temps de préparation réduit et une capacité de tir plus rapide que les missiles à carburant liquide. La propulsion solide permet en effet un stockage prolongé et une mise en œuvre quasi immédiate, un point crucial dans une guerre où la réactivité devient déterminante.

De surcroît, le Sejil est considéré comme l’un des systèmes les plus avancés de l’arsenal iranien. Il est capable de parcourir près de 2 000 kilomètres et, donc, d’atteindre potentiellement l’Europe ou les bases américaines au Moyen-Orient. Dans ce contexte, son utilisation n’est pas anodine : elle traduit une volonté claire de démonstration de force. L’Iran ne se contente plus de frappes symboliques ou de saturation par drones, mais engage désormais des vecteurs capables de franchir les défenses antimissiles les plus sophistiquées.

Le missile Sejil se distingue par des performances techniques qui expliquent son impact stratégique. Sa vitesse constitue un facteur déterminant : il est capable de voler à plus de 17 000 km/h. À cette allure, les systèmes de défense disposent de très peu de temps pour intercepter le projectile. D’ailleurs, des experts militaires estiment qu’il peut atteindre Tel-Aviv en moins de sept minutes. En outre, sa charge utile est évaluée à environ 1 000 kilogrammes, ce qui lui permet d’emporter des charges conventionnelles lourdes, voire potentiellement d’autres types d’ogives.

Enfin, sa conception à deux étages renforce sa précision et sa stabilité en phase terminale, ce qui en fait une arme particulièrement difficile à contrer, surtout face à des systèmes de défense saturés par des attaques simultanées de drones et de missiles. Lancé en 2008, le Sejil dispose d’ailleurs d’un grand frère : le Sejil-2, plus sophistiqué encore, entré en service en 2009.

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