L’Iran cible les radars américains AN/TPY-2 : des milliards de dollars réduits en fumée

Depuis le début de la guerre en Iran, le régime des mollahs viserait en priorité des radars américains AN/TPY-2, très cher à produire.

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L’Iran cible les radars américains AN/TPY-2 : des milliards de dollars réduits en fumée © Armees.com

Depuis le début de la guerre en Iran, le régime des mollahs vise en priorité des radars américains AN/TPY-2. Ultrasophistiqués, ils coûtent des milliards à produire, une grosse perte pour les États-Unis.


Une catastrophe économique


Depuis le début de l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, Téhéran multiplie les frappes contre des infrastructures militaires occidentales dans le Golfe. Parmi les cibles prioritaires figurent les radars de défense antimissile AN/TPY-2, déployés par l’armée américaine. Selon des images satellites relayées par CNN, plusieurs de ces radars auraient été endommagés ou détruits lors de frappes iraniennes au Moyen-Orient. Au moins quatre systèmes de ce type auraient été touchés lors de ces attaques.

Ces systèmes sont particulièrement précieux pour l’armée américaine. Chaque radar AN/TPY-2 coûte jusqu’à un milliard de dollars, soit près de 920 millions d’euros. Au total, les pertes pourraient représenter plusieurs milliards de dollars. Certains bilans évoquent des dégâts supérieurs à cinq milliards de dollars en une semaine, si l’ensemble des installations radar touchées est confirmé. Mais au-delà du coût financier, c’est surtout l’impact militaire qui inquiète les stratèges occidentaux.


Pourquoi l’Iran cible-t-il ces radars dans la guerre au Moyen-Orient ?


Dans une guerre moderne, détruire un radar revient souvent à aveugler l’adversaire. Les systèmes AN/TPY-2 jouent en effet un rôle central dans l’architecture de défense antimissile américaine. Ils permettent de détecter et de suivre les missiles balistiques ennemis à très longue distance, puis de fournir les données nécessaires pour guider les missiles intercepteurs chargés de neutraliser la menace. Sans ces capteurs, l’efficacité de la défense antimissile peut être fortement réduite.

Le ciblage de ces installations par l’Iran répond à une logique stratégique claire : en détruisant ces radars, Téhéran cherche à affaiblir le réseau de défense antimissile qui protège les bases américaines et les alliés régionaux de Washington. Cette stratégie vise également à ouvrir des brèches dans la protection aérienne, facilitant ainsi d’éventuelles attaques de drones ou de missiles balistiques.


Le radar AN/TPY-2 : un système militaire d’exception


Le radar AN/TPY-2 est l’un des systèmes de détection les plus avancés au monde. Développé par l’entreprise américaine Raytheon, il constitue le cœur du système antimissile THAAD, conçu pour intercepter des missiles balistiques à haute altitude. Techniquement, il s’agit d’un radar à réseau d’antennes actif fonctionnant dans la bande X (entre 8,5 et 10 gigahertz), offrant une précision extrêmement élevée pour suivre des objets se déplaçant à très grande vitesse.

Sa portée de détection officielle dépasse 1 000 kilomètres et peut atteindre plus de 2 000 kilomètres selon certaines estimations. Cette capacité permet de repérer un missile balistique peu après son lancement et d’en calculer la trajectoire. Les informations sont ensuite transmises aux systèmes d’interception, qui peuvent engager la cible avant qu’elle n’atteigne son objectif. Un autre élément rend ces radars particulièrement précieux : leur rareté. En effet, seulement une vingtaine d’exemplaires environ auraient été produits depuis les années 2000.

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