Ils regardaient des séries interdites : le sort glaçant réservé à des jeunes en Corée du Nord

La répression culturelle en Corée du Nord atteint des sommets alarmants : des jeunes risquent la mort pour avoir regardé des séries comme « Squid Game ».

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Ils regardaient des séries interdites : le sort glaçant réservé à des jeunes en Corée du Nord
Ils regardaient des séries interdites : le sort glaçant réservé à des jeunes en Corée du Nord © Armees.com

Ces dernières années, la répression en Corée du Nord s’est durcie, avec une chasse sans merci aux contenus culturels sud-coréens. Ce phénomène a été mis en lumière par Amnesty International, ONG bien connue pour son travail sur les droits de l’homme. D’après les rapports, le régime de Kim Jong-un applique des sanctions très sévères, jusqu’à l’exécution publique, pour dissuader l’accès à des œuvres jugées dangereuses pour le pouvoir.

Ce que racontent les Nord-Coréens réfugiés en Corée du Sud

25 Nord-Coréens, ayant réussi à fuir vers la Corée du Sud, ont livré leurs expériences de répression. Leurs récits montrent les conséquences terrifiantes pour ceux qui regardent ou possèdent des séries télévisées ou des chansons sud-coréennes populaires, comme celles du groupe BTS. Parmi les exemples cités figure le visionnage de séries telles que « Squid Game ». Beaucoup de témoins, souvent de jeunes ou des étudiants, disent avoir été confrontés à des exécutions publiques, à l’internement dans des camps de travail forcé et à l’humiliation collective. Une loi sévère interdisant la « pensée et la culture réactionnaires » a été introduite en 2020 par le régime de Kim Jong-un pour justifier ces traitements.

Ce qui est puni et quelles sont les peines

Les « crimes » poursuivis reposent surtout sur le visionnage ou la possession de productions audiovisuelles sud-coréennes. Les peines vont de 5 à 15 ans de travaux forcés jusqu’à l’exécution par peloton. En 2021, les autorités ont déjà sanctionné des jeunes pour l’écoute de K-Pop, montrant une persécution continue et systématique. Des peines très lourdes, y compris la peine de mort, sont infligées pour la distribution massive de ces contenus ou l’organisation de projections en groupe. Le Journal de Montréal rappelle ces sanctions draconiennes, soulignant la dureté du régime.

Comment fonctionnent la répression et la corruption

La criminalisation de l’accès à l’information, qualifiée de « violation du droit international » par Amnesty International, alimente un système répressif mêlé de corruption. Les familles plus riches semblent parfois pouvoir échapper aux pires sanctions, tandis que ceux qui « n’ont ni richesse ni connexions » subissent une répression sans merci. Cela ouvre la porte à l’extorsion par des fonctionnaires qui profitent de leur position. « Les autorités criminalisent l’accès à l’information […] et permettent aux fonctionnaires de profiter de ceux qui craignent une sanction », raconte la directrice régionale adjointe d’Amnesty International, décrivant une atmosphère de terreur et de corruption.

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