Les États-Unis frappent la Syrie, une première depuis 2019

Pour la première fois de 2019, les États-Unis viennent de frapper plusieurs endroits en Syrie. Une opération de représailles selon le commandement.

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Les États-Unis frappent la Syrie, une première depuis 2019 © Armees.com

Pour la première fois depuis 2019, les États-Unis viennent de lancer plusieurs frappes en Syrie. Il s’agit d’une opération de représailles contre l’État islamique après la mort de plusieurs soldats américains, il y a quelques jours.


Les États-Unis bombardent la Syrie


Les États-Unis ont lancé, au cours du week-end, une vaste série de frappes aériennes et militaires contre plus de 70 positions de l’État islamique (EI) en Syrie. Nom de code : Operation Hawkeye Strike. Cette action fait suite à une attaque perpétrée le 13 décembre 2025 dans la région de Palmyre (centre-est de la Syrie), qui avait causé la mort de deux soldats américains et d’un interprète civil, attribuée par Washington à l’EI sur la base d’informations de renseignement relayées par les autorités américaines.


Le Pentagone a indiqué que les forces américaines avaient visé plus de 70 sites liés à l’État islamique à travers le centre du pays syrien, notamment des infrastructures, des dépôts d’armes, des centres de commandement et des zones logistiques. Ces frappes ont impliqué l’utilisation combinée de chasseurs F-15 et F-16, d’avions d’attaque A-10, d’hélicoptères Apache et de systèmes d’artillerie HIMARS, ainsi que le soutien aérien de la Jordanie. Ce déploiement multiforme visait à infliger un coup significatif aux capacités opérationnelles de l’EI, en ciblant des zones réputées pour abriter des combattants, leurs réseaux d’approvisionnement et leurs moyens logistiques dans les régions désertiques de Homs, de Raqqa et de Deir ez-Zor.


Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a précisé que l’opération avait débuté vers 16 h, heure de Washington, le 19 décembre, et mobilisé plus de 100 munitions de précision pour frapper les positions identifiées. L’armée jordanienne a confirmé sa participation par des frappes complémentaires depuis ses propres appareils, dans le cadre de la coopération régionale contre les jihadistes. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a expliqué que ces frappes visaient à « éliminer les combattants de l’EI, leurs infrastructures et leurs sites d’armement » tout en soulignant que cette opération n’était pas destinée à déclencher une nouvelle guerre, mais constituait une « déclaration de vengeance » contre l’organisation terroriste.


Des enjeux stratégiques pour Washington


L’opération intervient dans un contexte de menace persistante de l’État islamique en Syrie, malgré sa défaite territoriale officielle en 2019. Depuis plusieurs mois, des groupes jihadistes affiliés ou dérivés d’al-Qaïda et de l’EI ont intensifié leurs actions dans certaines régions désertiques du pays, ciblant des convois, des postes avancés et des bases utilisées par les forces internationales et leurs partenaires locaux.


L’attaque du 13 décembre qui a coûté la vie à deux soldats de la Garde nationale de l’Iowa et à un interprète civil a été qualifiée par les autorités américaines de l’une des plus graves attaques contre les forces américaines en Syrie depuis plusieurs années. En réponse, Washington a promis une riposte décisive pour dissuader toute nouvelle agression.


Selon les informations rendues publiques, cette opération s’inscrit dans une série plus large d’actions menées récemment par les forces américaines et leurs alliés dans la région. Le CENTCOM a indiqué que, depuis l’attaque de Palmyre, dix opérations conjointes avaient déjà été conduites en Syrie et en Irak, entraînant la mort ou la capture de 23 individus liés à des groupes terroristes, sans préciser tous les détails opérationnels.

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