L’armée vénézuélienne a récemment accueilli 5 600 nouveaux soldats lors d’une cérémonie à Caracas, marquant une nouvelle étape dans ses efforts de renforcement militaire. Cet événement arrive alors que les tensions géopolitiques montent, exacerbées par le renforcement de la présence militaire américaine dans les Caraïbes.
Gros renforts à Caracas
La capitale, Caracas, a vu l’incorporation massive de recrues samedi dernier, rapporte Le Parisien. La cérémonie s’est tenue au Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du pays, et plusieurs responsables y ont pris la parole. Le colonel Gabriel Alejandro Rendón Vílchez et le général Javier José Marcano Tábata ont insisté sur la détermination à protéger la patrie contre toute menace extérieure. Ce dernier a déclaré : « Au moment où l’impérialisme menace […] notre patrie, notre peuple, les jeunes, sont des milliers à rejoindre les Forces armées nationales bolivariennes ».
Le Président Nicolás Maduro a aussi appelé à une mobilisation générale pour renforcer l’enrôlement militaire, en réponse à ce qu’il qualifie d’impérialisme. L’armée vénézuélienne compte aujourd’hui environ 200 000 soldats, un effectif que le président souhaite augmenter face aux menaces présumées de l’extérieur.
Les tensions avec les États-Unis qui s’intensifient
Parallèlement, les relations avec les États-Unis restent tendues. Depuis août, le déploiement militaire américain a inclus notamment le plus grand porte-avions du monde. Les autorités vénézuéliennes perçoivent ce déploiement comme une menace sérieuse, surtout après des frappes américaines visant des navires de trafic de drogue présumés en mer des Caraïbes. Ces frappes auraient fait 87 morts, sans que des preuves publiques établissant un lien avec le narcotrafic aient été fournies, ce qui a surpris de nombreux observateurs et alimenté les critiques contre Washington.
Points de vue opposés et ce qui se joue
Le gouvernement vénézuélien nie fermement toute implication dans le trafic de stupéfiants et voit dans les actions américaines une tentative déguisée de changement de régime, visant à contrôler les ressources pétrolières du pays. De leur côté, les États-Unis accusent Caracas de servir de refuge et de soutien au trafic de drogue.
Adoptant une posture de défi, les autorités vénézuéliennes réaffirment leur volonté de « serrer les rangs contre l’impérialisme ». Nicolás Maduro a qualifié ouvertement les actions américaines d’ingérence, tandis que les canaux diplomatiques se raréfient, Caracas et Washington restant campés sur leurs positions.








