Depuis plusieurs semaines, l’armée israélienne avance méticuleusement dans la bande de Gaza. Elle vient de lancer une opération de grande envergure pour prendre définitivement le contrôle du territoire palestinien. La communauté internationale s’inquiète, un peu plus, du sort des civils.
L’armée israélienne vient de lancer une nouvelle offensive sur Gaza
Le 16 septembre 2025, Israël débute une opération de grande envergure dans Gaza-Ville, cible de frappes aériennes, terrestres et maritimes. Cette ville densément peuplée de Gaza, au cœur de la guerre au Moyen-Orient depuis octobre 2023, est désormais considérée comme une « zone de combat dangereuse » par l’armée israélienne. L’offensive vise, selon Tel-Aviv, à affaiblir durablement le Hamas, mais les conséquences humanitaires sont déjà dramatiques et soulèvent de vives critiques internationales.
Les bombardements sur Gaza-Ville ont ouvert la voie à une nouvelle phase terrestre. Ainsi, l’armée israélienne a commencé la principale phase de son opération au sol dans ce bastion du Hamas. Le ministre de la Défense israélien Israel Katz a martelé : « Gaza brûle. L’armée frappe d’une main de fer les infrastructures terroristes ». D’après les premiers éléments disponibles, Tsahal a envoyé sur place deux divisions pour combattre entre 2000 et 3000 combattants du Hamas, selon Tel-Aviv.
Les bilans humains et matériels s’alourdissent d’heure en heure. Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté au moins 24 morts dans les premières heures de l’assaut. En parallèle, environ 320 000 personnes ont quitté Gaza-Ville sous la pression des ordres d’évacuation, tandis que 650 000 civils resteraient encore piégés. Les frappes auraient détruit au moins 30 immeubles résidentiels, plongeant des milliers de familles dans le dénuement.
Enfin, l’armée israélienne a prévenu que rester dans la ville exposait directement les habitants à un « risque extrême », ajoutant que Gaza-Ville est désormais considérée comme une « zone de combat dangereuse ». Les ordres d’évacuation vers le sud s’accumulent, mais les organisations humanitaires s’inquiètent.
La libération des otages toujours incertaine
À Tel-Aviv, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé le caractère « significatif » de l’opération, expliquant qu’elle vise la défaite militaire du Hamas et la libération des otages encore détenus. L’armée israélienne insiste sur la nécessité de démanteler les infrastructures ennemies et de neutraliser les combattants retranchés. Dans un communiqué, le Hamas estime qu’Israël « porte l’entière responsabilité de la vie de ses prisonniers dans la bande de Gaza ».
Les réactions extérieures ne se sont pas faites attendre. En visite hier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réaffirmé son soutien à Israël, insistant sur la reddition du Hamas et la libération des otages, tout en admettant que « le temps pour une résolution diplomatique est limité ». De plus, il estime que le Hamas dispose d’une « fenêtre très courte » pour accepter un accord. À l’inverse, la commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a estimé qu’Israël commet un « génocide » contre les Palestiniens, citant destructions, déplacements forcés et mortalité massive.
L’Union européenne a exprimé sa désapprobation par la voix de la commissaire Hadja Lahbib, jugeant « inacceptable » une évacuation de Gaza-Ville qui ne se ferait « ni en sécurité ni dans la dignité ». Dans le même temps, 325 anciens diplomates européens ont exhorté l’ONU à imposer des sanctions contre Israël pour ses actions à Gaza et en Cisjordanie.








