Le 26 août 2025, Ottawa a officialisé sa décision concernant le renouvellement de sa flotte de sous-marins, le Canada voulant acquérir jusqu’à douze bâtiments neufs capables de patrouiller en Arctique. La marine canadienne oriente ainsi son avenir entre deux offres : le Type 212CD proposé par l’Allemagne et la Norvège via ThyssenKrupp Marine Systems, et le KSS-III défendu par le sud-coréen Hanwha.
Le Canada va commander jusqu’à 12 sous-marins
Dans son communiqué, le gouvernement a précisé que l’appel d’offres pouvait concerner l’achat de jusqu’à 12 sous-marins. Cette ambition illustre la volonté du Canada d’assurer une présence permanente en mer et de renforcer sa capacité de dissuasion. Les autorités veulent des bâtiments conventionnels modernes, dotés d’une grande autonomie et capables d’évoluer sous la banquise. Selon Le Monde, cette exigence répond directement à la fonte des glaces arctiques et à la montée des tensions avec la Russie et la Chine dans la région.
La sélection finale se joue entre deux champions industriels. D’un côté, l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems, associé à la Norvège, propose son Type 212CD déjà commandé par plusieurs marines européennes. De l’autre, le groupe sud-coréen Hanwha met en avant son KSS-III, un modèle récent conçu pour les longues patrouilles océaniques. Naval Group, Saab et Navantia n’ont pas été retenus.
Pourquoi Naval Group et ses rivaux ont été écartés
L’élimination de Naval Group, Saab et Navantia s’explique par plusieurs facteurs techniques et politiques. D’abord, le programme canadien exige des sous-marins dotés d’une endurance extrême : le cahier des charges prévoit une autonomie de plus de 7 000 milles nautiques, 21 jours en plongée continue et 60 jours en mer sans soutien extérieur. Ces spécifications privilégient des modèles conçus pour de vastes théâtres d’opération, ce qui avantage des plateformes déjà testées dans l’Atlantique et le Pacifique.
Ensuite, Ottawa semble avoir privilégié des offres bénéficiant d’alliances stratégiques solides. Le Premier ministre canadien, cité par Reuters, a rappelé qu’« un partenariat germano-norvégien est l’un des deux finalistes, aux côtés d’une offre sud-coréenne, pour fournir jusqu’à douze sous-marins à la marine canadienne ». En clair, la proposition allemande s’appuie sur une coopération déjà existante avec la Norvège autour du Type 212CD. Face à ce bloc solide et à la compétitivité technologique de Hanwha, Naval Group n’a pas convaincu malgré son savoir-faire reconnu.








