En dépit des efforts diplomatiques du moment pour mettre fin à la guerre en Ukraine, les combats continuent sur le terrain. Pour tenter d’inverser la tendance, Kiev annonce lancer la production en série d’une arme redoutable : le missile Flamingo.
Le missile Flamingo peut-il changer le cours de la guerre en Ukraine ?
Le Flamingo serait doté d’une ogive de 1 150 kg, une charge impressionnante pour un missile de croisière, qui lui confère une capacité de frappe très dévastatrice. Cette masse létale permettrait de viser des installations militaires profondes en territoire russe. Selon Ukrainska Pravda, il est doté de systèmes anti-brouillage, notamment un GPS sécurisé avec antennes CRPA. Cette technologie rendrait encore plus difficile son interception.
Quant à ses performances dynamiques, celles-ci seraient tout aussi remarquables : vitesse de croisière comprise entre 850 et 900 km/h, et vitesse maximale atteignant 950 km/h, pour un temps de vol maximal de 4 heures. Ces capacités permettent au Flamingo d’atteindre des objectifs stratégiques au-delà des monts Oural, jusque dans la Russie asiatique.
Une production en série inédite au sein de l’industrie de la défense ukrainienne
Des sites spécialisés mettent en évidence la similitude entre le Flamingo et le FP-5 de Milanion Group, un missile à emploi similaire exposé plus tôt dans l’année sur le terrain. Ce dernier présente des spécifications quasi identiques dont une portée de 3 000 km, une charge d’une tonne, une vitesse similaire, une envergure de 6 m, une masse au décollage de 6 tonnes, une résistance électronique et une capacité de production potentielle de 50 missiles par mois.
La mise en production en série du missile Flamingo témoigne d’un saut qualitatif dans la défense ukrainienne. La photographie d’un missile sur une remorque, capturée par l’agence Associated Press dans une installation de Fire Point, en atteste. Cette production autochtone réduit la dépendance aux livraisons occidentales, jusqu’alors insuffisantes pour maintenir un effort constant sur le front. Mais surtout, cette production doit permettre de rattraper le retard sur la production russe. Entre mai 2024 et mai 2025, la production de missiles balistiques a augmenté de 66 % en Russie.
Ces éléments suggèrent une optimisation industrielle pour fabriquer rapidement ce vecteur de dissuasion. Sur le plan militaire, le Flamingo redessine l’équilibre de puissance : il permet à l’Ukraine de frapper non seulement les capitales russes comme Moscou ou Saint-Pétersbourg, mais aussi des sites industriels profonds dans la Sibérie et la région de l’Oural. Cela crée une menace stratégique nouvelle, obligeant la Russie à redéployer ses défenses à des distances beaucoup plus vastes.








