Ce bombardier évite de peu des missiles lancés par des Houthis depuis le Yémen

Un F-35 américain a échappé de justesse à des missiles houthis au Yémen, soulignant des tensions croissantes et des enjeux stratégiques majeurs.

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Ce bombardier évite de peu des missiles lancés par des Houthis depuis le Yémen
Ce bombardier évite de peu des missiles lancés par des Houthis depuis le Yémen © Armees.com

Un chasseur-bombardier furtif F-35 américain a réussi in extremis à éviter d’être abattu par des missiles sol-air lancés par les rebelles Houthis au-dessus du Yémen. Ce fait met en avant les tensions qui montent dans la région et pose des questions sur la sécurité des opérations des forces américaines. La frégate multimissions « Provence », conduite par le capitaine de vaisseau Pascal Forissier, prend part à l’opération navale EUNAVFOR Aspides en mer Rouge pour assurer la sécurité maritime.

Soutien international aux houthis et capacités militaires

Les rebelles Houthis, actifs depuis le Yémen, reçoivent un soutien important de l’Iran, qui leur fournit non seulement des armes mais aussi une aide technique et financière. On pointe également la Russie et la Chine, soupçonnées de venir en aide aux Houthis avec des données de ciblage et de l’imagerie satellitaire. Même si Moscou avait envisagé de fournir des missiles antinavires P-800 Oniks aux Houthis en septembre 2024, cela ne s’est pas concrétisé.

Les capacités militaires des Houthis ne passent pas inaperçues. Ils affirment avoir détruit une vingtaine de drones MALE MQ-9A Reaper depuis octobre 2023. Leur arsenal inclut des radars soviétiques modernisés comme Nabaa, Shafaq, Ofoq et Sadiq. En ce qui concerne les missiles sol-air, ils disposent des modèles Barq 1, Barq 2 (portée de 70 km) et Saqr 1 (ou SA67), souvent livrés par l’Iran. Ils auraient aussi mis la main sur des systèmes de défense aérienne mobiles Sevom Khordad.

Opération Rough Rider : retombées stratégiques

L’opération Rough Rider, lancée par les États-Unis dès le 15 mars, avait pour but d’affaiblir la capacité militaire des Houthis, illustrant les défis des opérations militaires. Elle a pris fin le 6 mai grâce à une médiation du sultanat d’Oman après avoir atteint plus d’un millier de cibles au Yémen. Au passage, sept drones MQ-9A Reaper ont été abattus et deux F/A-18E/F Super Hornet se sont retrouvés perdus par accident. Les systèmes de défense aérienne Houthis ont failli toucher plusieurs F-16 américains ainsi qu’un F-35.

Le F-35 impliqué a dû exécuter de brusques manœuvres pour esquiver les missiles sol-air des Houthis, révélant une vulnérabilité stratégique. Même s’il se démarque par sa furtivité, cet atout n’est pas infaillible – en y repensant, on se souvient du F-117A abattu en Serbie. De plus, le moteur F-135 du F-35 émet une signature infrarouge nette, rendant l’avion vulnérable selon certaines configurations.

Conséquences économiques et géopolitiques

Les attaques des Houthis contre le trafic maritime ont débuté en novembre 2023, en signe de solidarité avec les Palestiniens, et ont sérieusement perturbé le commerce international, exacerbant les tensions au Moyen-Orient. Ces actions ont obligé les navires à contourner le canal de Suez, ce qui a fait grimper les coûts du fret mondial à environ 200 milliards de dollars. Deux navires ont été coulés et plusieurs autres endommagés, entraînant la mort tragique de quatre marins.

Les retombées sur l’arène internationale sont considérables. L’utilisation intensive par les États-Unis de munitions sophistiquées soulève des inquiétudes quant aux réserves globales du Pentagone. Par ailleurs, ces événements pourraient influencer une éventuelle invasion chinoise de Taïwan.

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