Les États-Unis se retrouvent dans une situation compliquée avec leur projet de frégates de classe Constellation. Lancé en 2020, ce programme ambitieux devait renforcer la flotte navale américaine en s’inspirant du design éprouvé des frégates multimissions (FREMM) développées par la France et l’Italie. Pourtant, cette initiative s’est transformée en véritable galère pour Washington, révélant des soucis de conception et de production qui montrent bien les faiblesses actuelles de l’industrie navale américaine.
Une scène internationale qui chauffe
Sur la scène internationale, la course à la construction navale est dominée par la chine, dont les chantiers affichent une capacité impressionnante d’environ 23 250 000 tonnes. Par contraste, les états-unis peinent à se mesurer avec une capacité qui reste inférieure à 100 000 tonnes, illustrant une dépendance stratégique préoccupante. Ce décalage net a été souligné dans un rapport américain de 2023, qui met en lumière l’écart grandissant entre ces deux puissances maritimes.
Le rythme soutenu de production des navires militaires en chine pousse Washington à moderniser et à étoffer sa flotte. Mais les retards qui s’accumulent dans le projet constellation témoignent des difficultés rencontrées pour atteindre cet objectif, contrairement à l’excellence opérationnelle de certains autres navires.
Des pépins internes et des délais qui s’enchaînent
Le programme des frégates constellation se heurte à de nombreux obstacles. Les états-unis accusent de sérieux retards pour finaliser les designs et rencontrent des problèmes d’approvisionnement. Ces difficultés sont d’autant plus préoccupantes que les carnets de commandes débordent déjà, rendant toute accélération du processus de construction compliquée.
À l’origine prévu pour 2026, le lancement du premier navire a été repoussé à 2029. De plus, bien que la construction d’un des navires ait débuté, seulement un dixième du travail était terminé en avril 2025.
Des modifications onéreuses et leurs retombées
Une des principales raisons des retards réside dans les nombreuses modifications apportées au modèle FREMM de départ. Ces ajustements ont conduit à une augmentation significative du poids des navires de classe constellation, qui se retrouvent avec 759 tonnes en plus de ce qui était prévu. D’après The War Zone, « les transformations apportées au modèle FREMM ont entraîné des délais et des coûts supplémentaires depuis son lancement ».
Ce surpoids pourrait affecter les performances opérationnelles des frégates, notamment en ralentissant leur vitesse et en réduisant leurs capacités globales.
Des perspectives à retravailler
L’échec relatif du projet constellation pose des questions sur l’avenir de la flotte américaine face aux défis lancés par la concurrence internationale. Chaque frégate coûtant entre 1 milliard et 1,4 milliard de dollars, Washington doit revoir ses méthodes de conception et de construction pour éviter d’autres coûts prohibitifs et retards.








