La performance du canon Caesar saluée en Ukraine

Selon un rapport parlementaire, le taux de perte des canons Caesar est très faible. Néanmoins, des faiblesses structurelles demeurent, ce qui inquiète les députés.

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La performance du canon Caesar saluée en Ukraine © Armees.com

Depuis le début du conflit en Ukraine, la France a décidé d’envoyer plusieurs canons Caesar en signe de soutien militaire à Kiev. Leur efficacité est mise en avant par les différents belligérants.


La performance du canon Caesar en Ukraine


Un rapport parlementaire français met en lumière le rôle crucial joué par le canon Caesar dans la guerre en Ukraine. Ce système d’artillerie automoteur de 155 mm, conçu par Nexter (au sein du groupe franco-allemand KNDS), s’est imposé comme une référence tactique dans les conflits de haute intensité, démontrant des performances opérationnelles étonnantes.


Le canon Caesar a été massivement utilisé par les forces ukrainiennes depuis 2022, avec un total de 78 exemplaires attendus d’ici fin 2024, selon les plans annoncés par le ministère français des Armées. Parmi eux, seuls 7 auraient été irrémédiablement perdus, soit un taux de pertes inférieur à 10 %, un chiffre exceptionnel compte tenu de la férocité des combats, notamment en contre-batterie.


Ce succès tient à plusieurs éléments. D’abord, une architecture 6×6 discrète : le Caesar est moins volumineux que ses homologues, ce qui réduit son empreinte au sol et limite sa détection radar. Ensuite, sa mobilité remarquable lui permet d’exécuter rapidement des tactiques dites shoot-and-scoot, à savoir tirer puis quitter la position avant la riposte ennemie.


Un bilan flatteur, mais une logistique mise à l’épreuve


La performance du Caesar en Ukraine ne doit pas masquer certaines faiblesses structurelles françaises. Le rapport d’information présenté à l’Assemblée nationale par Jean-Louis Thiériot et Matthieu Bloch dresse un constat limpide : « L’usure accélérée des canons en Ukraine, favorisée par les cadences de tir extrêmes et l’usage systématique des portées maximales, nécessite de disposer au niveau national d’une capacité industrielle rapide de régénération des tubes. »

En effet, avec des cadences journalières atteignant jusqu’à 150 obus par système, l’usure mécanique devient critique. La production française peine à suivre : en 2024, KNDS n’assemble encore que six Caesar par mois, loin des douze unités promises. Pourtant, les besoins de l’Ukraine, comme ceux de l’armée française, ne cessent d’augmenter. Heureusement, des efforts sont engagés : la réduction du cycle de fabrication de 30 à 15 mois par unité est un progrès tangible.

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